Face au Covid-19 en Chine, l’UE cherche (encore) une « approche coordonnée »

Face à l’explosion des contaminations au Covid-19 en Chine, la Commission européenne se réunit ce 29 décembre pour trouver « une approche coordonnée » (Photo d’illustration : à l’aéroport international de Guangzhou Baiyun, dans la province chinoise du Guangdong , en mars).
NOEL CELIS / AFP Face à l’explosion des contaminations au Covid-19 en Chine, la Commission européenne se réunit ce 29 décembre pour trouver « une approche coordonnée » (Photo d’illustration : à l’aéroport international de Guangzhou Baiyun, dans la province chinoise du Guangdong , en mars).

COVID-19 - Attendre une consigne collective ou imposer dès à présent des restrictions sanitaires ? Si oui, lesquelles ? Face à la fin de la politique « zéro Covid » en Chine et l’explosion des cas de coronavirus qui en découle, l’Europe manque toujours d’une directive commune. Afin de trouver un terrain d’entente entre les pays de l’UE, la Commission européenne a convoqué une réunion ce jeudi 29 décembre pour « discuter (...) de possibles mesures pour une approche coordonnée ».

« À la lumière de la situation de la pandémie en Chine », l’exécutif européen réunit dans la matinée un comité réunissant des représentants des ministères de la Santé des Vingt-Sept, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la Commission. L’objectif est de « discuter avec les États membres et les agences européennes (de santé) de l’UE de possibles mesures (...) » qui seront appliquées de manière commune sur le Vieux Continent, a-t-elle précisé.

Après la levée soudaine début décembre des restrictions sanitaires en Chine, qui a entraîné dans le pays une très importante vague de contaminations, plusieurs États dans le monde s’inquiètent de la possibilité que se répandent depuis le pays asiatique de nouveaux variants du virus.

De nombreux pays encore dans l’expectative

Pour l’instant, aucun État n’a décidé de fermer ses portes aux touristes chinois. Comme l’affirme l’ambassade de France en Chine sur son compte Twitter, la population peut continuer à « voyager en Chine ou visiter les pays qui leur ouvrent les bras, par exemple la France ».

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En revanche, certains pays ont déjà serré la vis de peur que l’épidémie se propage sur leur territoire. L’Italie a décidé dès mercredi d’imposer des tests obligatoires à tous les voyageurs venant de Chine. Une mesure déjà prise au Japon, et que les États-Unis ont également adoptée mercredi.

C’est une « mesure essentielle » pour « protéger la population italienne », a commenté le ministre de la santé, Orazio Schillaci, dont les propos sont rapportés par Le Monde. Depuis quelques jours, Rome vit de nouveau le cauchemar de 2020. La Lombardie, région qui avait abrité les premiers cas de Covid-19 en Europe, craint une nouvelle flambée des contaminations. Lundi, plus 60 des 120 passagers d’un vol Pékin-Milan étaient positifs au Covid-19, poursuit le quotidien du soir.

Ailleurs dans l’UE, d’autres pays sont plutôt dans l’expectative : le président de la République Emmanuel Macron a « demandé des mesures adaptées de protection » des Français au gouvernement, qui assure « suivre très attentivement l’évolution de la situation en Chine ».

Paris se dit « prêt à étudier toutes les mesures utiles qui pourraient être mises en œuvre en conséquence, en lien avec les partenaires européens de la France, et dans le cadre juridique qui existe aujourd’hui ». Selon BFMTV, le ministère des Transports a en tout cas demandé dès mercredi aux compagnies aériennes et aéroports français de se préparer à vérifier d’éventuels tests des voyageurs chinois, si l’exécutif choisissait de les imposer à l’arrivée en France.

La main sur le « frein d’urgence »

La Commission européenne devrait s’efforcer d’éviter que certains États membres de l’UE fassent cavaliers seuls en adoptant des restrictions à leurs frontières sans concertation, comme au tout début de la pandémie au printemps 2020.

Début décembre, sur recommandation de la Commission, les Vingt-Sept s’étaient mis d’accord pour supprimer toutes les restrictions à l’entrée dans l’UE pour les voyageurs de pays tiers et revenir à la situation prépandémique.

Tout en se réservant, cependant, « un frein d’urgence » : la possibilité de réintroduire des mesures restrictives « de manière coordonnée » si la situation épidémiologique l’exige. « Le variant BF.7 Omicron qui prévaut en Chine est déjà présent en Europe et n’y a pas augmenté de manière significative. Cependant, nous restons vigilants et prêts à utiliser le frein d’urgence si nécessaire », a indiqué la porte-parole de la Commission.

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