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F1: Red Bull pourrait finalement se séparer d'Horner, avant le possible témoignage de son accusatrice

Christian Horner pensait réchapper au tsunami médiatique qui déferle sur l’écurie Red Bull depuis que l’affaire qui porte son nom a éclaté le mois dernier, mais le team manager de l’écurie autrichienne n’est peut-être pas au bout de ses surprises. Bien qu’il ait été blanchi des accusations de "comportement inapproprié" (il s’agirait de harcèlement sexuel) par une enquête interne, le directeur de l'écurie n’est pas parvenu malgré tous ses efforts à faire retomber la pression autour de son cas. Il semblerait même qu’un nouvel épisode de ce feuilleton à rebondissements se trame en coulisses.

Selon la rédaction de Motorsport, le vent pourrait tourner, et ce pour deux raisons, la principale étant que la perspective d’une affaire qui dure, et finisse pas entacher définitivement l’image de marque de la firme Red Bull, n’enchante pas ses dirigeants en haut lieu. La seconde étant que l’accusatrice (ex-assistante personnelle de Christian Horner) serait décidée à parler, après avoir été suspendue par Red Bull. Or, le contenu des accusations tout comme les conclusions de l’enquête indépendante n’ont jamais été rendues publiques, malgré les appels à la transparence émanant du paddock et notamment de l’écurie rivale Mercedes et de son patron Toto Wolff, grand rival de Christian Horner.

Une réunion au sommet pour décider de son avenir

Si l’accusatrice venait à s’exprimer, sa prise de parole pourrait agir comme une déflagration pour l’écurie Red Bull, qui aurait tout fait pour étouffer l’affaire. Les faits de harcèlement sexuel sont plus sévèrement condamnés depuis que la révolution #MeToo a en partie révolutionné la prise en charge de ces agressions par la société. Dans ce contexte, l’actionnaire majoritaire de l’entreprise Red Bull, Chalerm Yoovidhya, pourrait changer son fusil d’épaule et réclamer la tête de Christian Horner pour calmer l’opinion publique, si d’aventure elle devait prendre fait et cause pour l’accusatrice de Christian Horner.

Une réunion au sommet entre Oliver Mintzlaff (PDG de Red Bull GmbH, ancien président du RB Leipzig), Franz Watzlawick (directeur du secteur boissons), et Chalerm Yoovidhya aurait eu lieu ce dimanche à Dubaï, avec pour but d'évoquer les suites de l’affaire et l’éventualité de lâcher Christian Horner. Ce qui pourrait être décidé dans les quinze jours, avant le prochain Grand Prix, programmé le 24 mars en Australie, rapporte Motorsport.

"Le vent tourne", aurait appris une source de Red Bull à nos confrères allemands. Selon le consultant de Sky Sport Ralf Schumacher, Christian Horner ne pourra sortir que très affaibli de la réunion qui s’est tenue à Dubaï. Le frère de Michaël Schumacher l’incite même auprès de Motorsport à démissionner. Après une légère accalmie ces derniers jours, la tempête est sur le point de déferler à nouveau sur Red Bull. Et cette fois, telle pourrait bien être fatale à Christian Horner.

Article original publié sur RMC Sport