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Equipe de France: Corinne Diacre raconte comment Wendie Renard et l'affaire Hamraoui ont précipité son éviction

C’était il y a quasiment un an. Lâchée par plusieurs cadres des Bleues, dont Wendie Renard, Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto, Corinne Diacre était débarquée de son poste de sélectionneure de l’équipe de France féminine, le 9 mars 2023. Pour la Fédération française de football, il était alors urgent de mettre fin à une crise sans précédent, et de trancher dans le vif.

"Il fallait avoir ma tête"

Remplacée peu de temps après par Hervé Renard, l’ex-milieu de terrain a depuis choisi la discrétion médiatique. Mais elle a accepté de donner sa version de son éviction dans une interview à L’Equipe dans laquelle elle revient notamment sur ses différends avec Wendie Renard. A l’époque, la capitaine emblématique des Bleues avait annoncé sa décision de se mettre en retrait de la sélection pour dénoncer "le système" en place. Sa condition pour revenir et disputer la Coupe du monde en Australie et en Nouvelle-Zélande? Le départ de Corinne Diacre et son staff.

"Comme c'est la capitaine, on l'a écoutée. En fait, c'était sa parole contre la mienne. Mais comme elle avait du soutien à la Fédération, et pas moi...", déplore aujourd’hui Corinne Diacre. "Je lie aussi cela à l'affaire Hamraoui. À un moment donné, j'ai pris position pour celle qui a été agressée. Cela n'a pas plu à d'autres joueuses. Quand il a fallu rallier la cause de leur capitaine, certaines se sont greffées à ça", ajoute-t-elle. Début février 2023, Corinne Diacre avait ainsi décidé de rappeler Kheira Hamraoui, près d'un an après sa dernière sélection et quinze mois après sa violente agression.

"Au-delà de l'animosité autour de ma personne, il y avait un plan très bien élaboré. En gros, il fallait avoir ma tête", appuie Corinne Diacre, qui ne veut plus entendre parler de la FFF même si elle assure avoir gardé le contact avec certains salariés. Selon L'Equipe, elle avait trouvé un accord financier avec la Fédération après son départ à hauteur de 870.000 euros, correspondant à ses salaires (27.000 euros brut par mois) jusqu'à la fin de son contrat ainsi qu'à une année supplémentaire au titre du préjudice subi.

Article original publié sur RMC Sport