Épiphanie : pourquoi mange-t-on de la galette des rois ?

Maxime Poul
·3 min de lecture
L’Épiphanie est l'occasion de déguster la galette des rois, une tradition qui dure depuis plusieurs siècles.

Ce mercredi 6 janvier, c’est l’Épiphanie ! L’occasion de fêter le premier événement gourmand de l’année avec la dégustation de la très populaire galette des rois, au menu depuis des siècles.

Pour les plus gourmands, janvier rime avec galette des rois. À chaque début du mois de janvier, on célèbre l’Épiphanie en dégustant cette fameuse galette adorée de tous en fin de repas ou au goûter. La tradition veut que l’on mange cette galette pour “tirer les rois” n’importe quel jour du mois de janvier. Si à l’origine l’Épiphanie est célébrée chaque 6 janvier, le Vatican II (1962-1965) a décidé qu’on la célèbrerait le premier dimanche suivant le 1er janvier dans certains pays, afin que les fidèles vivant dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé puissent se rendre à la messe.

Le mot “épiphanie” est d’origine grecque et signifie “apparition” ou “avènement”. L’Épiphanie correspond au jour où les rois mages venus d’Orient, guidés par la lumière d’une étoile, sont arrivés devant le berceau de l’enfant Jésus, dans l’étable où il est né, et lui ont offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Pourquoi une galette ?

Les origines de la galette des rois remontent aux saturnales, chez les Romains, ces fêtes païennes durant l’antiquité lors desquelles l’autorité des maîtres sur les esclaves était suspendue. Ces derniers avaient le droit de parler et d’agir et de critiquer leur maître sans contrainte. Maîtres et esclaves étaient alors sur un pied d’égalité et tout le monde mangeait à la même table.

Durant ces repas, une pièce ou une fève (le légume) était cachée dans du pain ou une pâtisserie et celui qui tombait dessus était élu roi du festin et pouvait ensuite distribuer des ordres ou des gages pendant quelques heures.

Ce n’est qu’au XIIIe siècle que l’Église a institué la tradition typiquement française de la galette des rois. Elle était partagée en autant de portions que de convives, avec une part supplémentaire destinée au premier pauvre qui passait.

Vidéo : La galette des rois dans tous ses états

À chaque région sa spécialité

Si la célébration de l’Épiphanie a traversé les siècles en gardant la tradition d’une sucrerie que l’on partage avec une fève et une couronne à la clé, elle a perdu peu à peu son caractère religieux et chaque région à sa spécialité en termes de dessert.

Dans le sud de la France par exemple, on ne parle pas d’une galette mais plutôt d’une couronne ou brioche des rois. Les boulangers et pâtissiers de Provence proposent une brioche des rois avec des ingrédients différents de la traditionnelle galette tels que la fleur d’oranger et les fruits confits, une recette consommée jusqu’à Lyon et Bordeaux. Dans le nord de la France, la galette des rois est faite d’une pâte feuilletée à la frangipane. Les noms varient selon les régions, en Champagne-Ardenne il est appelé gâteau à la Chaudière, pogne des rois dans le Dauphiné, galfou ou garfou des rois en Gascogne et dans le Béarn ou encore la nourolle de l’Épiphanie en Normandie.

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