Effet domino en Europe centrale : les pays réintroduisent des contrôles aux frontières

Arrêt obligatoire pour ce chauffeur de camionette slovaque qui s'apprête à entrer sur le territoire tchèque. Ce mercredi, Prague a introduit des contrôles aléatoires à sa frontière avec la Slovaquie pour lutter contre l'immigration clandestine venue de la route des Balkans.

Elle emboîte ainsi les pas de Varsovie et de Vienne, qui ont également déployé des patrouilles à leurs frontières. Bratislava a fait de même à la frontière hongroise.

Une mesure efficace, selon Tomáš Kužel, commandant de police de Moravie du Sud : "depuis le début de cette mesure, nous avons intercepté un groupe de 19 migrants, 16 hommes et 3 enfants. Ils étaient dans une camionnette avec des plaques polonaises. Malheureusement, avant que la patrouille ne se précipite vers le véhicule, le chauffeur et le passeur ont disparu dans la forêt et nous les recherchons toujours."

Les policiers se concentrent sur les grands passages frontaliers, mais ils effectuent également des contrôles aléatoires sur les routes plus petites et dans les trains.

Coordonées avec la Pologne et l'Autriche, ces mesures doivent durer durer 10 jours. Selon le Ministère tchèque de l'Intérieur, le nombre actuel d’immigrés clandestins venant de Slovaquie en République tchèque est nettement inférieur à celui de l’année précédente. Pas besoin donc d'adopter une approche plus stricte.

Le nouveau pacte européen sur les migrations continue d’être discuté au plus haut niveau européen. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a annoncé qu’il souhaitait opposer son veto à l’approbation de la nouvelle politique migratoire de l’UE lors du Conseil européen informel de cette semaine.