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Droit du sol à Mayotte: Agresti-Roubache affirme que "le référendum fait partie de ce qui est sur la table"

"Il était temps de prendre une mesure forte". Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et de la Ville, a défendu ce lundi 12 février sur BFMTV-RMC la fin du droit du sol à Mayotte annoncée par Gérald Darmanin ce dimanche.

"Notre département subit une vague d'immigration féroce, les Mahorais n'en peuvent plus", a justifié la secrétaire d'État, estimant que cette immigration était "poussée par notre droit du sol".

Pour adopter cette révision constitutionnelle, déjà controversée, Sabrina Agresti-Roubache estime que "le référendum fait partie de ce qui est sur la table", tout comme un passage par le Congrès.

Une mesure "forte et radicale"

"Il ne sera plus possible de devenir Français si on n'est pas soi-même enfant de parent français", a annoncé ce dimanche le ministre de l'Intérieur, assurant que cette mesure "extrêmement forte, nette, radicale" et censée couper "littéralement l'attractivité" de l'archipel, sera "évidemment circonscrite à l'archipel de Mayotte".

Département français le plus pauvre, Mayotte est peuplé de 310.000 habitants, selon l'Insee - probablement beaucoup plus selon la Chambre régionale des comptes - dont 48% d'immigrés comoriens ou d'autres pays d'Afrique.

La plupart arrivent clandestinement à bord de barques de pêche traditionnelles depuis l'île comorienne d'Anjouan, distante de seulement 70 km. Beaucoup vivent dans des "bangas" (cases) insalubres organisés en bidonville.

En 2022, selon le ministère de l'Intérieur, 44% des enfants nés à Mayotte avaient deux parents étrangers et 38% au moins un parent français.

Article original publié sur BFMTV.com