Disney appelle son ancien patron Robert Iger à la rescousse

DREW ANGERER/AFP

C’est un “changement surprise” à la tête du géant du divertissement, en pleine “tourmente”, juge le Wall Street Journal. Dimanche 20 novembre, le conseil d’administration de Disney a annoncé le remplacement de Bob Chapek par Robert Iger, “l’ex-PDG qui avait quitté la société à la fin de l’année dernière”, après avoir passé plus de quinze ans à sa tête.

Disney explique que l’ancien patron “est particulièrement bien placé pour diriger l’entreprise” dans une “période de plus en plus complexe de transformation de l’industrie”.

Les pertes du streaming

Après une année de “recettes et bénéfices record” dans plusieurs de ses activités, dont les parcs à thème, réouverts après les confinements liés au Covid-19, Disney a publié “des résultats plus faibles que prévu pour le quatrième trimestre”, rapporte le quotidien économique. Du côté du streaming, les rentrées d’argent ne sont pas au rendez-vous. Bob Chapek avait promis la rentabilité “d’ici à septembre 2024”, mais les plateformes de vidéo à la demande de la maison Disney, Disney+, ESPN + et Hulu, ont perdu “1,47 milliard de dollars [1,43 milliard d’euros], soit plus du double de l’année précédente”, au trimestre dernier. Et l’action du groupe a reculé de “plus de 41 % depuis le début de l’année”.

Robert Iger a annoncé son retour dans un e-mail aux salariés dimanche soir :

“C’est avec un incroyable sentiment de gratitude et d’humilité – et, je dois l’admettre, un peu de stupéfaction – que je vous écris ce soir pour vous annoncer mon retour à la Walt Disney Company en tant que directeur général.”

Certains dirigeants ont appris la nouvelle par cet e-mail alors qu’ils assistaient au concert d’Elton John à Los Angeles retransmis en direct sur Disney + dimanche soir. Selon le Wall Street Journal, d’aucuns ont même cru à un canular.

Puissance hollywoodienne

Bob Chapek, en poste depuis février 2020, avait été prolongé dans ses fonctions “jusqu’à la fin de 2024”. Son remplacement surprise est d’autant plus “embarrassant”, juge le journal américain, qu’il “n’appréciait pas ce qu’il considérait comme une ingérence de Robert Iger dans les discussions avec le conseil d’administration de Disney concernant les décisions stratégiques”.

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