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Deux mois après la mort de Thomas, la vie reprend à Crépol malgré la douleur des habitants

Porte scellée, bougies et bouquets de fleurs déposés devant l'entrée... La salle des fêtes de Crépol est comme figée depuis que Thomas, jeune rugbyman de 16 ans, y a trouvé la mort le 19 novembre 2023.

Steven, un jeune du village, y revient pour la première fois depuis le drame. Il raconte au micro de BFMTV comment les habitants tentent tant bien que mal de tourner la page.

"Certains essayent de faire avec, de combattre cette peur et de montrer aux autres qu'il faut passer à autre chose. C'est pas évident dans un petit village comme ça", explique-t-il.

Fête de l'épouvantail

À Crépol, difficile d'oublier cette soirée de fête populaire qui s'est transformée en cauchemar. "Personne ne parle de ça, on sent que c'est dans tous les esprits mais ça ne discute pas. En fait chacun gère ça à sa manière dans son coin", raconte un proche des parents de Thomas.

"Ma fille de 16 ans sort mais chez des amis. Maintenant, ils font les soirées chez les uns et les autres. Et ça m'arrange", poursuit-il.

Dans cette commune encore sous le choc, le comité des fêtes n'a pas encore repris ses activités. "On a fait une réunion vendredi dernier. Pour le moment on ne fait aucune animation. De toute manière, la salle est encore sous scellés et ça va durer longtemps", explique un membre à BFMTV.

Malgré un climat de "défiance", les habitants s'efforcent de regarder vers l'avenir, et se projettent sur les festivités du printemps. "Chaque année, en mai, on fait la fête de l'épouvantail avec des animations dans les rues. On va la refaire cette année mais en extérieur, sans utiliser la salle", explique ce membre du comité des fêtes.

La "soif de justice" des parents de Thomas

Du côté de la famille de Thomas, la douleur est toujours vive. Benjamin Nely, un proche des parents du jeune homme, indique qu'ils vivent des "hauts et des bas" mais sont bien entourés: "Toute la population est derrière eux et ça fait chaud au cœur".

Selon lui, les parents de la victime ont aujourd'hui "soif de justice". "Ils veulent que les auteurs soient jugés et que la peine soit à la hauteur des actes commis", explique-t-il. Malgré le deuil, ces restaurateurs comptent reprendre leur activité professionnelle.

L'enquête est toujours en cours. Neuf personnes sont mises examen.

Article original publié sur BFMTV.com