"Deux jours que ce cirque dure": Mélenchon agacé par le déplacement de Macron à Marseille

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Le chef de file des Insoumis a estimé qu'il est le seul "qui proteste" contre la venue du chef de l'État dans la cité phocéenne.

"Voilà deux jours que ce cirque dure, il n'y a que moi qui proteste", s'est exclamé le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon jeudi à propos du déplacement d'Emmanuel Macron à Marseille.

Le député des Bouches-du-Rhône, en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2017 à Marseille (24,8%), faisait partie de la délégation d'élus que le président de la République a rencontré mercredi en arrivant dans la cité phocéenne.

"Numéros de prestidigitateur"

"Emmanuel Macron est en campagne électorale, il vient huit mois avant la présidentielle", dans la lignée des gouvernements successifs qui exécutent des "numéros de prestidigitateur", a estimé Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne Youtube, s'exprimant au moment-même où Emmanuel Macron présentait ses mesures.

Selon lui, le chef de l'Etat a promis pour l'hôpital une remise de dette "déjà annoncée par Agnès Buzyn", l'ex-ministre de la Santé, et renouvelé les "promesses non tenues de Gérald Darmanin", le ministre de l'Intérieur. De surcroît, il a jugé que ces investissements ne seraient pas réalisés avant l'élection présidentielle en avril.

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"Il n'y a que moi qui proteste!"

Le président du groupe Insoumis à l'Assemblée nationale a fustigé un "enfumage généralisé": "C'est ce que les gens m'ont dit. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles parce qu'ils sont pauvres. (...) Et après c'est l'abstention, et pour moi vous le savez c'est la catastrophe."

"Voilà deux jours que ce cirque dure, il n'y a que moi qui proteste! On ne mord pas la main qui tient le chèque, je n'en veux ni au maire de Marseille, qui est PS, ni à la présidente de la métropole de droite d'être courtois avec le président, mais les responsables nationaux?", s'est-il étonné.

Il a aussi critiqué "l'arrogance de caste" d'un Emmanuel Macron qui a prononcé son discours jeudi "avec une heure et demie de retard".

Lors d'un discours très attendu devant le Palais du Pharo, le chef de l'Etat a égrené une série de mesures -- dont plusieurs déjà annoncées - allant des effectifs policiers supplémentaires au financement de 500 caméras en passant par des aides au développement social.

Article original publié sur BFMTV.com

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