Damien Abad limogé du gouvernement Borne, Chrysoula Zacharopoulou reste en poste

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L'ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, le 21 juin à Matignon. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)
L'ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, le 21 juin à Matignon. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

L'ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, le 21 juin à Matignon. (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

REMANIEMENT - La succession d’accusations lui aura finalement coûté son poste. Après plusieurs jours de consultations, Emmanuel Macron et Élisabeth Borne ont finalement choisi de ne pas conserver Damien Abad au ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lors d’un remaniement annoncé par communiqué ce lundi 4 juillet.

Visé depuis le 29 juin par une enquête pour “tentative de viol”, pour des faits qui se seraient déroulés lors d’une fête organisée chez lui en 2010, l’ex-député de l’Ain est limogé, 45 jours après sa nomination le 20 mai. Il est remplacé par Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix-Rouge française.

Ancien cadre des Républicains (LR) et principale prise de guerre de ce second quinquennat, Damien Abad avait été confortablement réélu le 19 juin pour un troisième mandat lors des élections législatives. Il avait été en 2012 le premier élu handicapé à siéger à l’Assemblée. Il est atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, qui bloque ses articulations et réduit sa mobilité.

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Une troisième femme l’accuse ce lundi

Déjà mis en cause par deux autres femmes, l’ancien ministre, âgé de 42 ans, est visé par un nouveau témoignage ce lundi. Une militante des Jeunes populaires, l’organisation de jeunesse de l’ex-UMP, l’accuse d’“agissements” dans un bar puis un hôtel parisien en 2013. Dans un témoignage publié par BFMTV, elle fait part d’un “black-out” et de “vertiges” après avoir bu “une coupe” de champagne avec le parlementaire dans le quartier Saint-Germain-des-Prés.

Elle affirme s’être réveillée “complètement dévêtue” dans la chambre d’hôtel, expliquant avoir “du mal à se souvenir de ce qui s’était passé la veille” mais se disant “sûre et certaine” que le député était présent “dans le lit”.

Avant cela, deux autres femmes avaient accusé le ministre de les avoir violées en 2010 et 2011 dans des témoignages recueillis par Mediapart. Selon le site d’investigation, il s’agit d’une ”élue centriste” qui était, au moment des faits qu’elle dénonce, présidente d’une fédération du mouvement de jeunesse du Nouveau centre, dont Damien Abad, alors député européen, était le président national. C’est cette dernière qui a déposé plainte pour “tentative de viol” le 27 juin. Elle a également précisé que l’élu lui avait “offert un verre” au fond duquel elle a vu “quelque chose”, avant d’aller le recracher aux toilettes.

Une autre femme a déposé plainte à deux reprises, mais celles-ci ont été classées sans suite en 2012, puis en 2017, d’abord pour “carence de la plaignante”, puis “faute d’infraction suffisamment caractérisée”.

Le ministre a contesté ces accusations et annoncé déposer une plainte en dénonciation calomnieuse, pointant le “calendrier soigneusement choisi de ces publications”. Le 22 mai, au lendemain des premières accusations, la Première ministre avait “assuré que “s’il y a(vait) de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie”, l’exécutif “tirera toutes les conséquences de cette décision”.

Zacharopoulou reste à son poste

Visée par trois plaintes, dont deux pour viols, Chrysoula Zacharopoulou reste, elle, au gouvernement d’Élisabeth Borne. La secrétaire d’État au Développement, âgée de 46 ans, est visée par une enquête du parquet de Paris pour des gestes assimilables, selon ses accusatrices, à des “viols” commis dans le cadre de sa profession de gynécologue.

“Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont inacceptables et révoltantes”, avait-elle déclaré le 24 juin dans un communiqué transmis par son avocat, Antonin Lévy. Elle s’était dit “choquée et profondément blessée” en tant que “femme et médecin”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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