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Déposer sur la Lune un instantané de l'humanité : le pari de Sanctuary on the moon

Graver sur 24 disques de saphir une représentation de l'humanité et les déposer sur la Lune : c'est l'idée derrière le projet Sanctuary, imaginé par le Français Benoît Faiveley. Ce projet s'inscrit dans la continuité des Golden Records emportés dans l'espace intersidéral par les sondes Voyager.

C’est dans le petit village, lié à l'exploration spatiale, de Nuits-Saint-Georges (Bourgogne) qu’a grandi Benoît Faiveley, l’ingénieur âgé de 45 ans derrière le projet Sanctuary on The Moon. Ce projet, qui vise à déposer en 2027 sur la Lune une capsule temporelle de 24 disques de rubis donnant une image de notre humanité, est soutenu par différents organismes comme l’Unesco, Inria, le CEA ou encore la Nasa.

Le projet d'un passionné

La passion de Benoît Faiveley pour l’espace lui vient du lien entre sa ville d’enfance et l’exploration spatiale. En effet, lors de la mission Apollo 15, le commandant David Scott et son équipe nommera un trou lunaire "cratère Saint-Georges" en hommage au roman Autour de la Lune de Jules Verne, dans lequel les astronautes fêtent leur arrivée en orbite lunaire en ouvrant une bouteille de Nuits-Saint-Georges (chose non réalisable pour la mission Apollo). Une place portera le nom de "Place du cratère Saint-Georges", ce qui intriguera le jeune Benoît.

Bien des années plus tard, il découvre le livre Murmurs of Earth, de Carl Sagan, qui raconte la genèse des Golden Records, ces disques d’or embarqués sur les sondes Voyager. Après avoir visité les géantes gazeuses, les sondes Voyager et les Golden Records sont maintenant dans l’espace interstellaire, le vide qui sépare les étoiles.

Benoît Faiveley devant l\'écran tactile Wilder de l\'Inria affichant un disque \
Benoît Faiveley devant l\'écran tactile Wilder de l\'Inria affichant un disque \

Benoit Faiveley, fondateur du projet Sanctuary, inspecte la conformité d'un disque "génome" grâce à son image diffusée sur l’écran WILDER à Inria, Paris Saclay. Crédits : Benedict Redgrove

"L'objet en lui-même est déjà magnifique. Les contenus sont magnifiques, mais ce qui est fascinant, c'est de choisir des contenus", précise Benoît Faiveley lors d’une conférence de presse. La lecture du livre de Sagan posera donc les premières graines du projet Sanctuary. "Et à la fin de ce livre, je me suis dit, mais au 21e siècle, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on y mettrait ? Si on devait faire une version 2.0 de ce projet, qu'est-ce qu'on y mettrait ?"

De multiples acteurs investis [...]

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