Découverte de la pénicilline : les bons côtés de la saleté !

·2 min de lecture

En 1928, Alexander Fleming découvre par hasard cette moisissure capable d'éradiquer des pathogènes. Y serait-il parvenu s'il avait fait preuve d'un plus grand souci de propreté ?

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°206, daté juillet/ septembre 2021.

Le 3 septembre 1928, de retour dans son laboratoire londonien après quelques semaines de vacances, Alexander Fleming trouve, sur un coin de paillasse, une boîte de culture pourrie. Boîte que tout chercheur sensé aurait jetée… Mais pas lui. Il décide d’y regarder de plus près.

Un jour capital pour la science

À l’époque, le médecin écossais s’intéresse à la bactérie Staphylococcus aureus, responsable, notamment, de pneumonies et de méningites. Avant de partir, il a mis en culture cette bactérie, dans le but de l'étudier à son retour. Or, en ce jour - capital pour la science - de septembre, il constate non seulement que l'une des boîtes a été contaminée par un champignon (de l'espèce Penicillium rubens), mais surtout que le staphylocoque ne s'est pas développé à proximité de la moisissure. "Mon seul mérite est de ne pas avoir négligé cette observation et de l'avoir étudiée en tant que bactériologiste", expliquait-il avec modestie en recevant, en 1945, son prix Nobel pour cette découverte fondamentale. C'est précisément là que réside tout son génie ! Là où d'autres - y compris son assistant Merlin Pryce - n'auraient vu que de la pourriture, lui a suspecté un puissant tueur de bactéries. Une observation dont ses collègues bactériologistes n'ont pas su évaluer l'intérêt. Il faudra en effet attendre le début des années 1940, et la mise au point, par les chercheurs Howard Florey et Ernst Boris Chain (co-lauréats du Nobel avec Fleming), d'une méthode de production de la pénicilline à grande échelle, pour procéder à des essais cliniques.

Il aurait éternué sur l'une de ses boîtes de culture

Le chercheur écossais n'en était pas à son coup d'essai. En 1921, alors qu'il cultivait - déjà - des bactéries dans son labo, il identifia l'enzyme bactéricide lysozyme, présente notamment dans les larmes. Comment ? Là encore, grâce à un mélange de hasard, d'observation, d'intuition[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles