Covid-19 : pourquoi le Royaume-Uni peut distribuer un vaccin avant la France ?

Maxime Poul
·2 min de lecture
Au Royaume-Uni, les personnes les plus vulnérables et les personnels soignants pourront recevoir un vaccin contre le Covid-19 dès la semaine prochaine.

Le ministre de la Santé britannique a annoncé qu’un vaccin contre le Covid-19 serait distribué dès la semaine prochaine au Royaume-Uni. Pourquoi ce n’est pas le cas en France ?

C’est l’information majeure de ce mercredi 2 décembre. Le Royaume-Uni est le premier pays du monde à autoriser le vaccin contre le Covid-19 de l’Allemand BioNtech et du géant américain Pfizer. Un “moment historique”, comme l’a déclaré le PDG de Pfizer, pour ce vaccin qui pourra être utilisé dès la semaine prochaine outre-Manche, selon Matthew Hancock le ministre de la Santé britannique.

Hôpitaux, centres de vaccination ou encore médecins généralistes vont recevoir les 800 000 premières doses de ce vaccin (sur les 40 millions pré-commandées) pour les administrer dès la semaine prochaine aux personnes les plus vulnérables.

Une vaccination rendue possible par le gouvernement suite à la recommandation de l’Agence indépendante de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d’approuver l’utilisation de ce vaccin contre le Covid-19.

Le Brexit permet de devancer la France

L’Agence européenne des médicaments (EMA) vient de son côté d’annoncer qu’une réunion extraordinaire aura lieu “au plus tard” le 29 décembre pour donner, ou non, son autorisation quant à la commercialisation du vaccin BNT162B2.

À moins d’un mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, les Britanniques ont pu s’affranchir des règles européennes et n’ont donc pas besoin d’attendre le feu vert de l’EMA. Le gouvernement a décidé d’adopter une règlementation qui permet à leur propre agence qui régule les médicaments, la MHRA, de valider une autorisation d’urgence à un vaccin qui présentait les bons résultats, ce qui est le cas du BNT162B2, annoncé efficace à 95%.

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L’autorité sanitaire britannique a eu, comme toutes les autres autorités sanitaires étatiques, accès à l’intégralité des données scientifiques et logistiques de la phase 3 du vaccin, bien qu’elles ne soient pas encore publiques. Elle a seulement validé la commercialisation plus rapidement que les États-Unis ou l’Europe, en affirmant que la méthode des chercheurs, l’innocuité du produit et son efficacité finale étaient fiables. Le gouvernement britannique a rappelé ce matin que les experts de la MHRA ont considéré que “le vaccin a rencontré les standards stricts de sécurité, de qualité et d’efficacité”, après une rigoureuse analyse.

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