Covid-19 : ce que l’on sait sur le nouveau variant BA.2

Indétectable et très contagieux, le nouveau sous-variant Omicron BA.2 inquiète les épidémiologistes. (Getty Images/iStockphoto)

Un sous-variant d'Omicron nommée BA.2 représente déjà la moitié des cas de Covid-19 séquencés au Danemark. Que sait-on sur ce variant qui inquiète les épidémiologistes ?

Est-ce un nouveau variant qui va changer le destin de l'épidémie de Covid-19 ? L'histoire semble se répéter depuis le début de l'épidémie avec une nouvelle fois l'apparition d'un variant qui inquiète les épidémiologistes. Il s'agit cette fois du variant BA.2, qui serait un sous-variant d'Omicron et pourrait se transmettre encore plus facilement qu'Omicron d'origine (BA.1). Lui qui représente à ce jour plus de 90% du demi million de cas quotidiens enregistrés en France.

Ce variant dérivé d'Omicron présente une dizaine de mutations supplémentaires au niveau de la protéine Spike par rapport à la version d'origine d'Omicron, indique le site covariants.org. En plus de sa grande contagiosité, c'est la difficulté à le détecter avec les tests PCR qui inquiète particulièrement les épidémiologistes car cela pourrait poser problème quant à la circulation du virus et sur le nombre réel de contaminations, pourtant déjà à un niveau record ces derniers jours. Cette impossibilité à le repérer serait due à sa différence avec le variant Omicron standard.

Probable qu'il soit peu virulent comme Omicron

En revanche, les épidémiologistes disposent encore de peu d'informations sur son origine, sa virulence et sa capacité à échapper à l'immunité. Mais les personnes positives à Omicron développant moins de formes graves que pour les autres formes du Covid-19, il est probable que le BA.2 soit supportable pour la grande majorité des personnes infectées. "Les deux virus sont suffisamment proches au niveau de la protéine Spike pour penser qu'ils se comportent à peu près de la même façon", explique Etienne Simon-Lorière au Parisien. Des propos confirmés par Tom Peacock, virologue à l’Imperial College de Londres, sur son compte Twitter.

"Les observations très préliminaires en Inde et au Danemark suggèrent qu’il n’y a pas de grosse différence de gravité par rapport à BA.1. Ces données devraient se solidifier (dans un sens ou dans l’autre) dans les semaines à venir"

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Selon Libération, cette souche "a été identifiée dans 40 pays, pour un total de 6 817 séquençages. Sur ce total, 5 469 sont comptabilisées au Danemark. Il y a une dizaine de jours, elles représentaient déjà 2% des séquençages effectués dans le pays scandinave. Le nouveau variant est désormais identifié dans la moitié des séquençages. En France, moins d'une vingtaine de BA.2 ont été séquencés." Pour rappel, le Danemark est considéré comme le champion européen en termes de dépistage, ce qui explique sans doute le plus grand nombre de cas enregistrés dans le pays.

La raison du nombre élevé de cas en France ?

Au Royaume-Uni, 53 cas de BA.2 ont été identifiés et il progresse également en Allemagne et dans des pays asiatiques, comme les Philippines. Il est également devenu majoritaire en Inde si l'on se base sur les cas positifs séquencés et rapportés sur la plate-forme internationale GISAID, comme l'indique Le Parisien.

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Le variant BA.2 est peut être la raison pour laquelle le nombre de personnes testées positives chaque jour est reparti à la hausse depuis le week-end dernier en France, mais cette hypothèse reste pour l'instant difficile à prouver en raison du manque de données.

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