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Coquerel apporte "tout son soutien" au couple Garrido-Corbière, après la garde à vue de leur fille

Invité de BFMTV-RMC, l'insoumis Éric Coquerel a apporté ce vendredi 19 janvier "tout [son soutien]" à ses collègues Raquel Garrido et Alexis Corbière, dont la fille a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme, avant d'être libérée mercredi soir.

"Je ne vois pas pourquoi ça rejaillirait sur eux", a argué le député de la Seine-Saint-Denis, ajoutant que ses collègues ne "sont pas responsables des déclarations de leur fille".

Une enquête a été ouverte à la suite de signalements effectués par des associations de lutte contre la discrimination au Pôle national de lutte contre la haine en ligne.

"Je suis antisémite"

En cause: des posts d'Inès Corbière sur les réseaux sociaux en marge des attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre. Parmi eux, une vidéo datée du 14 octobre dans laquelle la femme de 22 ans déclare:

"Je suis antisémite, je m'en bats les couilles. Et j'assume...".

Ces éléments ont été révélés par Damien Rieu, membre du parti d'extrême droite d'Éric Zemmour, Reconquête.

Alexis Corbière et Raquel Garrido ont réagi dans une lettre ce jeudi. Les deux parents ont fait part de leur "compréhension et affection auprès de toutes les personnes choquées à la lecture ou à l'écoute des propos ou expressions qui sont diffusées dans cette affaire".

"Vie privée"

S'ils disent comprendre "l'intérêt du public et de la presse pour (leur) famille", les deux députés jugent "cependant indispensable de faire une stricte distinction entre (eux), personnalités politiques de premier plan à qui incombent des obligations de transparence et de rendu de compte" et leurs trois enfants qui "doivent bénéficier d'une protection totale de leur vie privée et de leur intégrité physique et morale".

Inès "n'est pas une militante", ni "une membre de la France insoumis", ont insisté Alexis Corbière et Raquel Garrido, soulignant que "si elle a été ciblée" par Damien Rieu, "c'est parce qu'elle est notre fille". "Pour autant, des expressions qui lui ont été imputées par M. Rieu, elle doit répondre, comme tout justiciable, devant la Justice. Elle ne jouit, à cet égard, d'aucun privilège ni passe-droit. Nous respectons la procédure en cours", ont-il ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com