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Congé de naissance, marché du travail : ce qu'il faut retenir des annonces d'Emmanuel Macron en conférence de presse

Le président de la République s'est exprimé ce mardi soir depuis la salle des fêtes à l'Élysée devant des journalistes, une semaine après l'annonce de la nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre et de son gouvernement.

"Après six ans et demi d’action au service des Français, j’ai tenu à vous retrouver en ce moment décisif pour dire au pays d’où nous venons et où nous allons". Emmanuel Macron a pris la parole ce mardi 16 janvier dans le cadre d'une conférence de presse organisée à l'Élysée et qui s'inscrit dans le cadre du "rendez-vous avec la nation" qu'il avait promis en décembre dernier.

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Devant des journalistes, le président de la République a fait plusieurs annonces. "Cette époque de crise suppose avant tout audace, action et efficacité", a déclaré le président de la République pour justifier le choix du gouvernement "le plus resserré et le plus jeune de l'histoire de la Ve République", une semaine après la nomination de Gabriel Attal à Matignon.

• Théâtre et histoire de l'art dans les programmes scolaires

Pour engager "le réarmement civique", Emmanuel Macron veut "refonder les cours d'éducation civique" dans les établissements scolaires avec un volume horaire doublé dès 2024. Le chef de l'État souhaite également que le théâtre devienne un "passage obligé" au collège et ce, "dès la rentrée prochaine", tout comme "l'histoire de l'art".

Le président de la République souhaite aussi "reprendre le contrôle de nos écrans qui trop souvent enferment à là où ils devraient libérer". Emmanuel Macron annonce aussi une tenue unique expérimentée dans 100 établissements scolaires et une possible généralisation en 2026. Le chef de l'État souhaite aussi une cérémonie de remise de diplômes et ce, dès le collège.

• Vers une régulation de l'usage des écrans chez les jeunes

Emmanuel Macron a dit souhaiter déterminer "le bon usage des écrans pour nos enfants, dans les familles, à la maison comme en classe", sur la base d'un rapport d'experts que le chef de l'État a réunis la semaine dernière.

• Dix opérations de police contre le trafic de drogue par semaine

Emmanuel Macron a annoncé mardi vouloir dix opérations "place nette" par semaine contre le trafic de drogue, "dans toutes les catégories de ville", dans une volonté de restaurer "l'ordre".

"Nous allons accroître le rythme à partir de la semaine prochaine", a déclaré le président lors de sa conférence de presse. "Dix opérations de ce type seront conduites chaque semaine."

Il a également ajouté vouloir lutter contre "l'islam radical", notamment grâce à la loi qui a permis de mettre fin "au système des imams détachés" depuis le 1er janvier.

• Un "acte II" pour l'activité économique et le marché du travail

Emmanuel Macron souhaite un acte II pour une loi pour la croissance, pour "produire plus et innover davantage". Le président de la République regrette "la France des tracas".

"Nous devons libérer ceux qui font, qui innovent et qui travaillent", juge encore le chef de l'État.

En outre, le président appelle à "un acte 2" sur le marché du travail, laissant entendre une nouvelle réforme qui viserait France travail. Il a jugé qu'on ne "pouvait plus refuser à plusieurs reprises une offre d'emploi" quand on est chômeur.

• Un congé de naissance de six mois pour les deux parents

Emmanuel Macron souhaite une révision du congé parental pour le transformer en congé de naissance "mieux rémunéré" et d'une durée maximum de six mois pour chaque parent.

Il a également annoncé un "grand plan" contre "l'infertilité" pour un "réarmement démographique" - moins de 700.000 naissances ont été recensées en France en 2023, du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

• La régularisation de "nombre de médecins étrangers"

Emmanuel Macron souhaite "régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois à bout de bras nos services de soins", afin de lutter contre les déserts médicaux.

Pour "mettre fin au scandale des déserts médicaux", il faut "permettre des coordinations plus simples" entre médecine de ville et hôpital, et avec les professions paramédicales, mais aussi "régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois à bout de bras nos services de soins, et que nous laissons dans une précarité administrative qui est complètement inefficace", a plaidé le chef de l'Etat.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Emmanuel Macron: "Au moment où je vous parle, nous sommes mieux armés qu'il y a six ans et demi"