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Commotion cérébrale : quels sont les risques ? Le footballeur Raphaël Varane tire la sonnette d’alarme

Face aux nombreux cas de commotions cérébrales dans le milieu du sport, Raphaël Varane a souhaité mettre en garde les footballeurs professionnels et amateurs contre les dangers de cette blessure, de plus en plus courante.

Paris, France - June 03: Raphaël Varane before the UEFA Nations league match between France vs Denmark at Stade de France on June 03, 2022 in Paris, France. (Photo by Thor Wegner/DeFodi Images via Getty Images)

Les sportifs sont particulièrement exposés aux commotions cérébrales. C’est pourquoi, le champion du monde 2018, Raphaël Varane, a tenu à alerter sur ce phénomène, mettant en garde les footballeurs professionnels et amateurs sur les dangers liés à cette blessure. "C'est un vrai enjeu de santé, ça peut même être vital. Les choses évoluent peu à peu, mais on peut encore progresser dans ce domaine", a affirmé le défenseur de Manchester United dans une interview accordée à L’Équipe.

Pour rappel, une commotion cérébrale est une lésion cérébrale causée par un choc qui peut perturber le fonctionnement du cerveau. Ce phénomène entraîne des maux de tête, une difficulté à se concentrer, des pertes de mémoire, une sensibilité à la lumière ou encore des problèmes d’équilibre ou de coordination.

Des symptômes éprouvés par Raphaël Varane suite à un choc avec le ballon face au Nigéria (2-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2014. Une douloureuse expérience. "Si quelqu'un m'avait parlé à ce moment-là, je ne sais même pas si j'aurais été capable de répondre. Je ne me souviens pas du match après ce choc. Après le match, dans l'avion, je ne suis pas bien et je le fais savoir”, a-t-il expliqué tout en rappelant avoir été rapidement pris en charge.

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“Ce n’est pas normal”

Le sportif ne se sentait pas dans son état normal. Il avait perdu du poids, était déshydraté et loin d’être en grande forme. “Après, je n'allais pas rater un quart de finale de Coupe du monde parce que j'étais un peu fatigué. Quand on a un match hyper important, dire qu'on est un peu fatigué, c'est compliqué. On est dans un milieu très concurrentiel, dans lequel ne pas jouer à cause d'une petite douleur peut mal passer”, a-t-il rappelé, éprouvant toutefois le devoir de faire passer un message. “Lorsque j'étais en préformation au pôle Espoirs de Liévin, je me souviens qu'on avait des entraînements où il fallait ne faire que des têtes, ce n'est pas normal."

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Comme le rappelle l’hôpital d’Ottawa sur son site Internet, chaque personne se rétablit différemment d’une commotion cérébrale. Certains symptômes durent seulement une semaine ou dix jours, tandis que d’autres peuvent persister beaucoup plus longtemps, surtout si la personne concernée ne prend pas suffisamment de temps pour récupérer. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est conseillé de se reposer et de ne faire aucune activité fatigante pendant les 24 à 48 premières heures ; de reprendre et d’augmenter progressivement ses activités cognitives et physiques et de ne consommer aucun alcool ni aucun médicament autre que ceux prescrits par son professionnel de santé. À noter que toute commotion cérébrale devrait faire l’objet d’un suivi médical.