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Colère des agriculteurs: Ruffin se dit "solidaire" du mouvement, mais juge que "la violence n'est pas la solution"

Sur BFMTV-RMC ce jeudi, le député LFI de la Somme François Ruffin a appelé le gouvernement à fixer "un cap" pour l'agriculture française. Lui, défend une "exception agriculturelle", soit une sortie des traités internationaux. Il juge toutefois que "la violence n'est pas la solution", en réaction au durcissement des actions.

"Des prix plancher, des prix plancher, des prix plancher". C'est ce que prône le député LFI de la Somme François Ruffin ce jeudi 25 janvier au micro de BFMTV-RMC, pour venir en aide au monde agricole qui mène des actions de blocage dans toute la France depuis plusieurs jours.

Le député pointe "une défaillance du marché" qui "écrase les paysans".

"J'ai cette image de la Révolution française qui a sur ses épaules un aristocrate, aujourd'hui il a sur ses épaules l'industrie agro-alimentaire qui a sur ses épaules la grande distribution", image-t-il.

Sa solution? Mettre en place "une exception agriculturelle", soit sortir du "libre-échange", "sortir de l'Organisation mondiale du commerce", donc des traités internationaux pour ce secteur.

"Je ne veux pas qu'on délocalise l'agriculture comme on a délocalisé l'industrie", s'exclame celui qui se présente aussi comme reporter.

"L'agriculture française a besoin d'un cap"

François Ruffin estime qu'il faudrait "réguler le marché intérieur" et "retourner à l'Europe "d'il y a 20 ans" qui avait "des prix planchers, des quotas d'importation, des quotas de production".

"Qui se gave aujourd'hui sur le dos des consommateurs? L'industrie agroalimentaire", s'insurge le membre de La France insoumise.

Pour lui, "l'agriculture française a besoin d'un cap" et faudrait que le gouvernement, qu'il juge "faire un double discours" fixe "ce cap" et "donne les outils pour cela". Il renchérit: "Ce n'est pas comme si la crise était nouvelle".

"La violence n'est pas la solution"

Concernant les points de blocage mis en place par les agriculteurs sur tout le territoire pour manifester leur colère, François Ruffin juge que "la violence n'est pas la solution".

"Ça dessert bien souvent les mouvements" ajoute-t-il tout en se disant "solidaire de toutes les personnes qui se battent pour vivre dignement de leur travail".

Article original publié sur BFMTV.com

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