Climat: Élisabeth Borne prête à "associer" des jeunes aux politiques publiques

Elisabeth Borne - AFP
Elisabeth Borne - AFP

Élisabeth Borne s'est dite prête lundi, lors d'une rencontre à Matignon, à "associer" des jeunes à la préparation de politiques publiques relatives à la transition écologique.

"J'entends (...) votre demande de vous associer, pas simplement ponctuellement mais de façon continue, à la préparation des politiques sur tous ces sujets", a affirmé la Première ministre à l'issue d'un Conseil national de la refondation (CNR) à Matignon consacré à la jeunesse et l'écologie. "Vous pouvez compter sur moi et sur mon gouvernement pour aller dans ce sens-là."

La piste d'un test d'évaluation sur l'environnement

Après le lancement en décembre du CNR jeunesse, la cheffe du gouvernement va animer au total cinq CNR thématiques comme celui sur l'écologie, lors duquel une trentaine de jeunes ont échangé avec cinq ministres: Pap Ndiaye (Education), Christophe Béchu (Transition écologique), Sylvie Retailleau (Enseignement supérieur), Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique), Sarah El Hairy (Jeunesse).

Les prochains porteront sur la vie quotidienne en février, l'avenir professionnel et l'égalité des chances en mars et enfin l'engagement et la citoyenneté en avril, avant la présentation d'une "feuille de route". La Première ministre a retenu également l'idée d'une évaluation sur l'environnement, sur le modèle du Toefl pour l'anglais ou du Pix sur les compétences numériques, pour "mesurer où on en est, chacun dans sa prise de conscience, dans sa connaissance de ces enjeux".

Elle a aussi promis de "regarder comment on peut avancer" sur le sujet des transports gratuits pour les jeunes, après l'annonce dimanche de 60.000 billets de trains gratuits entre la France et l'Allemagne.

Elle fustige les "actions très violentes" de certaines personnes

Interpellée par une jeune fille qui trouvait "contradictoire de chercher à valoriser l'engagement des jeunes sur les sujets climatiques tout en criminalisant certaines des personnes qui s'engagent" et qui dénonçait le terme d'"éco-terroriste" utilisé par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, Élisabeth Borne a assuré qu'il ne s'agissait "pas du tout de pointer des comportements de jeunes qui manifestent de façon pacifique".

"Ce qui était en cause, c'est sans doute des gens qui, en marge de ces manifestations, arrivent en n'étant pas du tout des militants (...) et qui ont des actions très violentes", a répondu la cheffe du gouvernement.

Alors que des participants suggéraient le développement d'applications sur l'écologie, elle a salué Ecowatt, pour sa contribution à la baisse de 10% de la consommation énergétique, et les "petits choix, les petits gestes" qui peuvent "permettre de faire des bonds considérables".

Article original publié sur BFMTV.com