Les chutes Victoria et leur tonitruante beauté

Photo Sophie Squillace

La Zambie ne possède pas d’accès à la mer, mais par chance le pays est traversé par le fleuve Zambèze. Long de 2 700 kilomètres, c’est le quatrième fleuve d’Afrique après le Nil, le Congo et le Niger. Le seul à créer des chutes extraordinaires : les chutes Victoria. Une merveille de la nature.

Le gros bourg de Livingstone est le camp de base de nombreux voyageurs venus admirer les chutes Victoria, situées à seulement quelques kilomètres. La ville voit arriver progressivement le retour des visiteurs après deux ans de pandémie. Moins touristique et développée que sa voisine au Zimbabwe, Victoria Falls, la région de Livingstone est devenue un relatif eldorado. Les admirateurs des chutes participent à un tourisme bienvenu de ce côté-là de la frontière.

Quelle folie la nature a créé !

Les chutes sont d’abord un bruit. L’excitation monte d’un cran à l’écoute d’un grondement terrifiant. Plus on s’approche, plus le sentier glisse au milieu d’une végétation exubérante. Déluge subjuguant de beauté, les voilà. Pas sur un écran, dans un documentaire de voyage, mais bien devant nos yeux. Émerveillement ! Joie ! Nous sommes trempés !

Quelques chiffres aident à réaliser l’ampleur du site. Près de 2 kilomètres de large, une succession de cascades plongeant dans des gorges parfois profondes de plus de 100 mètres. Un débit qui peut atteindre plus de 500 millions de litres à la minute. La force de l’impact fait rebondir l’eau, qui éclabousse jusqu’à plusieurs centaines de mètres de haut, formant un brouillard permanent au-dessus du site, que l’on voit de loin. Pourtant, rien dans le cours tranquille du Zambèze n’annonce son effondrement spectaculaire. Quelques mètres en amont, ses eaux s’écoulent paisiblement. Des bateaux chargés de touristes glissent, insouciants, le long des rives sauvages.

On rejoint un autre point de vue sur les chutes depuis le Victoria Falls Bridge. Achevé en 1905, il relie la Zambie et le Zimbabwe, et devait faire partie de la liaison ferroviaire du Cap au Caire, rêve extravagant de l’époque coloniale. Chaque jour, une longue file de camions attendent de franchir le pont. Chargés du cuivre ou du cobalt venus des mines du nord du pays, la plupart feront la route jusqu’au port de Durban, en Afrique du Sud.

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