Chauffage au bois : une aide pour les ménages comme pour le fioul

A photograph taken on September 29, 2022, shows two men stacking logs during a delivery of wood to be used for heating by fireplace, near the village of Cognocoli-Monticchi on the French Mediterranean island of Corsica. (Photo by Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP)
PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP A photograph taken on September 29, 2022, shows two men stacking logs during a delivery of wood to be used for heating by fireplace, near the village of Cognocoli-Monticchi on the French Mediterranean island of Corsica. (Photo by Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP)

ENERGIE - Les bûches ne sont plus oubliées. L’Assemblée nationale a adopté mardi 8 novembre une aide de 230 millions d’euros en faveur des ménages se chauffant au bois, lors de l’examen en première lecture du projet de budget rectificatif pour 2022. Cette aide, calquée sur celle instaurée cet été pour les foyers se chauffant au fioul, prévoit d’aider les ménages de plus en plus nombreux à utiliser pour leur chauffage des bûches ou des pellets, ces bâtonnets cylindriques dont les prix explosent.

L’amendement socialiste en faveur de cette aide, adopté avec 218 voix pour et une seule contre, a reçu le soutien du gouvernement. Plusieurs groupes d’opposition avaient fait des propositions en ce sens, et l’exécutif avait signifié dès le début des débats qu’il se montrerait « ouvert » sur le sujet.

« C’est une belle victoire transpartisane », a salué le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal dans l’hémicycle. Il a ajouté que le gouvernement était mobilisé pour faire la lumière sur les soupçons de spéculation autour du bois de chauffage. « On n’hésitera pas à sévir » en cas de fraude, a-t-il assuré.

Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), le bois est la source de chauffage principale pour plus de trois millions de Français, avec de plus en plus de chaudières à granulés.

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Un amendement LR pour augmenter de 29 millions d’euros les moyens dédiés à « MaPrimeRénov’ », un dispositif d’aide à la rénovation thermique des logements, a également été adopté mardi soir. Il vise à le rendre plus accessible aux classes moyennes.

L’Assemblée a aussi adopté une aide de 5 millions d’euros à la presse pour faire face la hausse du prix du papier, proposée par le député Renaissance Denis Masséglia. Cette aide avait déjà été proposée dans le cadre du projet de budget 2023. Mais le gouvernement ne l’avait pas retenue dans le texte sur lequel il a engagé sa responsabilité pour le faire passer sans vote en première lecture à l’Assemblée.

Une série de rallonges anti-inflation

Les députés examinent depuis lundi en séance le projet de budget rectificatif pour 2022, le deuxième pour l’année en cours, qui prévoit une série de rallonges anti-inflation. Il contient notamment des mesures pour soutenir les universités face à la hausse des prix de l’énergie, pour les armées face à la flambée des prix du carburant ou encore le prolongement de la ristourne de 30 centimes par litre à la pompe jusqu’au 15 novembre.

Le projet prévoit aussi le versement d’un nouveau chèque énergie de 100 à 200 euros pour les foyers les plus modestes pour amortir le choc de l’inflation. Des crédits à hauteur de 450 millions d’euros sont par ailleurs ouverts pour des aides aux agriculteurs.

Le gouvernement espère qu’il pourra obtenir un vote global favorable sur ce budget retouché pour 2022, sans avoir à mettre en jeu sans responsabilité via l’article 49.3 de la Constitution comme il l’a fait pour l’adoption en première lecture des budgets 2023 de l’État et de la Sécurité sociale.

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