Le CBD peut-il régler vos troubles du sommeil ?

Lifestyle image of a hand holding a dropper filled with CBD oil and dropping it into a hot cup of tea sitting on a saucer on a table surrounded by Cannabis leaves in a sunny interior. Other hand holds Bottle of CBD oil closer to the camera, crushed and whole hemp leaves in scoops also sit on the table. Space for copy.
Catherine Falls Commercial / Getty Images Lifestyle image of a hand holding a dropper filled with CBD oil and dropping it into a hot cup of tea sitting on a saucer on a table surrounded by Cannabis leaves in a sunny interior. Other hand holds Bottle of CBD oil closer to the camera, crushed and whole hemp leaves in scoops also sit on the table. Space for copy.

SOMMEIL - Une décision qui pourrait donner espoir aux insomniaques. Le Conseil d’État a annulé définitivement jeudi 29 décembre l’arrêté du gouvernement interdisant la vente de la fleur et de la feuille de chanvre chargée en CBD, la molécule non psychotrope du cannabis, après l’avoir déjà suspendu il y a moins d’un an.

Comme l’institution le précise, « le CBD a des propriétés décontractantes et relaxantes ». Des propriétés qui, selon certains témoignages, pourraient aider les personnes souffrant de troubles du sommeil. C’est le cas d’Adrien, qui a ainsi pu régler un problème de longue date. Le jeune homme de 27 ans est victime d’anxiété et de stress intense, ce qui l’empêchait de dormir confortablement. « L’huile et les tisanes au CBD ont tout changé, explique-t-il au HuffPost. Ça me permet de moins cogiter et de rester concentré sur un livre ou un film sans pensées polluantes. Ce qui fait que, quand je vais au lit, je suis beaucoup plus apaisé. »

Trouvable dans de nombreux commerces spécialisés et sous toutes les formes (e-liquide, gomme à mâcher, spray, huile, tablette de chocolat, sucette, boisson pétillante…), le CBD résoudrait, selon ses aficionados, tous les maux  — des migraines aux règles douloureuses, en passant par les troubles du sommeil. Cependant, « aucune étude solide ne prouve une réelle action du CBD sur le sommeil », avance Pascal Douek, médecin et membre du comité scientifique spécialisé sur le cannabis thérapeutique.

Une option, pas un miracle

« Il existe quelques études, mais elles ont été réalisées sur une faible quantité de patients et ne sont donc pas assez fiables. Les bienfaits du CBD restent avant tout très portés par les témoignages des utilisateurs », ajoute l’auteur de Le cannabis médical, une nouvelle chance (Solar).

Selon ce que rapportent les patients de Pascal Douek, la somnolence est un des effets secondaires du CBD. De fait, « c’est certainement un produit qui est intéressant lorsque l’on a du mal à dormir », précise-t-il. Mais cela ne fonctionne pas sur tout le monde. « Mes patients disent qu’ils se sentent mieux depuis qu’ils en prennent, mais ça n’a aucun effet sur certains. C’est bien d’essayer, mais au-delà d’une certaine dose, il faut abandonner. D’autant plus que ça a un coût… », commente le docteur. En effet, selon la marque française Greeneo, le prix d’une huile CBD varie entre 30 et 70 euros pour un flacon d’une contenance de 10 ml. Et plus la concentration en CBD est élevée, plus le prix augmente. Si vous souhaitez le fumer, comptez entre cinq et neuf euros pour un gramme de la résine de CBD.

Le cannabidiol est donc une option — mais pas forcément une solution — à explorer pour celles et ceux qui manquent d’un sommeil réparateur. Il peut aussi avoir un effet placebo qui fait du bien. « Dans toutes les études sur des médicaments contre l’anxiété et les troubles du sommeil, il y a un groupe qui prend du placebo. À chaque fois, 30 à 40 % des patients de ce groupe voient une amélioration. Ça peut aussi être le cas avec le CBD », argumente le spécialiste du cannabis médical.

Selon Pascal Douek, les insomniaques et des gens porteurs de troubles anxieux ont tout intérêt à essayer cette molécule non psychotrope, car elle pourrait leur éviter de prendre des somnifères, des anxiolytiques et des antidépresseurs. Des traitements qui peuvent avoir des effets secondaires graves et entraîner une dépendance.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi