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Caryl Férey et Tim Willocks, deux écrivains pour un polar

Caryl Férey et Tim Willocks ont tapé dans le mille : un polar en commun.        - Credit:Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA
Caryl Férey et Tim Willocks ont tapé dans le mille : un polar en commun. - Credit:Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA

De prime abord, Tim Willocks et Caryl Férey n'ont pas grand-chose en commun. D'un côté, le géant de Manchester, blond aux airs de faune, une carrure de brute, à l'allure inquiétante. De l'autre, le félin volubile venu de Bretagne, bondissant sur ses Dr. Martens en souriant à l'avenant. Le premier parle lentement, d'un timbre issu des profondeurs. Le second a un débit de mitraillette. Mais à y regarder de plus près, des ressemblances se dessinent. D'abord, il y a leurs yeux, bleu phosphorescent pour Willocks, gris de mousse pour Férey. Quand le soleil du crépuscule romain fait flamber leurs pupilles, le concours de billes, topaze contre émeraude, est fascinant.

Ensemble, ils viennent d'écrire Le Steve McQueen, bref roman policier publié par les éditions Points, en partenariat avec Quais du Polar, qui propose chaque année à deux auteurs, l'un français et l'autre originaire du pays invité du festival, de se livrer à l'exercice de l'écriture à quatre mains. Le résultat de leur collaboration est bluffant : Le Steve McQueen est une aventure à la Tarantino sur fond de braquage de diamants, dans laquelle deux héros liés par une vieille amitié tentent de déjouer les plans d'un mafieux retors.

Les doigts des écrivains serrent des clopes roulées qu'ils fument au kilomètre. Ils trinquent au prosecco et se tiennent comme deux frères, épaule contre épaule. On dirait qu'ils se connaissent depuis toujours, mais leur amitié s'est tissée au gré d'une poignée de festivals litt [...] Lire la suite