Dans les boîtes de nuit de Berlin, l’humeur est morose

Photo Annette Riedl/dpa Picture-Alliance via AFP

Quel impact l’épidémie de Covid-19 laissera-t-elle sur les noctambules ? La question se pose dans de nombreuses villes, mais elle est particulièrement brûlante dans la capitale allemande. “La vie nocturne est une composante essentielle de l’identité berlinoise, et un secteur clé de l’économie”, rappelle la Süddeutsche Zeitung. “Avant la pandémie, les boîtes de nuit et toutes les activités qui gravitent autour rapportaient près de 1,5 milliard d’euros par an.”

Cet été, les touristes ont fait leur retour à Berlin et dans les clubs. Et pourtant, l’heure est à la “morosité” du côté des professionnels de la nuit, constate le quotidien allemand :

“C’est en coulisse que l’on mesure véritablement l’ampleur des dommages causés par la pandémie à l’ADN de la capitale allemande.”

Les nuages noirs sont nombreux à l’horizon. “Comme beaucoup d’autres secteurs, le monde de la nuit est aux prises avec l’augmentation des prix de l’énergie”, rappelle la Süddeutsche Zeitung. Et la menace pèse de nouvelles restrictions sanitaires et d’un retour du masque à partir d’octobre, pour prévenir la reprise de l’épidémie de Covid-19.

Manque de main-d’œuvre et de clients

“Les boîtes de nuit rencontrent aujourd’hui le même problème que les aéroports, les hôtels et les établissements artisanaux : plus personne, ou presque, ne veut y travailler, poursuit le quotidien munichois. Un nombre incalculable de videurs, de DJ, d’agents artistiques et de serveurs ont quitté le navire durant la pandémie. Même le Berghain [la plus célèbre boîte de nuit de la ville] a dû diffuser des petites annonces pour compléter ses équipes.”

Depuis 2021, les clubs ne sont plus considérés à Berlin comme des lieux de divertissement, mais comme des espaces culturels, au même titre que les cinémas, les théâtres et les salles de spectacle. Un changement offrant certes aux boîtes de nuit une meilleure protection, mais qui met aussi en lumière le fait que “les clubs sont en proie aux mêmes difficultés que les autres lieux de culture : le public les fuit”, ajoute la Süddeutsche Zeitung.

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