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Bilan de fertilité: en quoi consistent les examens déjà existants?

Un "réarmement démographique" qui s'amorce. Moins d'une semaine après la conférence de presse d'Emmanuel Macron au cours de laquelle le président de la République a annoncé vouloir lancer un plan pour agir contre "l'infertilité masculine comme féminine", les contours de ce dernier ont été donnés par l'Élysée ce lundi 22 janvier.

Dans l'idée, l'exécutif souhaiterait présenter ce plan de lutte contre l'infertilité "dans les six mois maximum." Il devrait contenir, entre autres, un point de prévention infertilité pour les 25 ans. Ce bilan pourrait contenir un spermogramme et un examen gynécologique, possiblement dès cette année, des examens qui ne seraient toutefois pas obligatoires.

Si les détails de ce plan sont encore attendus, il convient de dire qu'il existe déjà bien un bilan médical afin d'établir ou non un problème d'infertilité. Celui-ci s'envisage "lors de l'absence de grossesse au bout d'une ou deux années de rapports sexuels réguliers", indique Améli sur son site.

Prise de sang importante

Au bout des 12 à 24 mois de rapports réguliers, un couple hétérosexuel doit commencer par une consultation médicale classique, chez un médecin généraliste ou un gynécologue obstétricien, qui peut également être réalisée au bout de six mois d'essais infructueux si la femme a plus de 35 ans.

La consultation doit permettre de rechercher des facteurs explicatifs, mais aussi de retrouver une cause parfois simple d'infertilité. Des examens complémentaires peuvent ensuite être envisagés par le professionnel.

Ceux-ci sont différents selon les sexes. Pour les femmes, Améli signale qu'en premier lieu, il est possible de procéder à une analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme par la courbe de température.

Ces relevés permettent aux professionnels d'évaluer la qualité de l'ovulation afin de "fixer les dates des examens à faire." Parmi eux, une prise de sang qui doit déterminer plusieurs dosages, dont celui de l'hormone anti–mullérienne AMH, "un marqueur de la réserve ovarienne en follicules." Elle doit détecter des anomalies du fonctionnement ovarien ou de l'hypophyse.

Plusieurs examens possibles

D'autres examens plus intrusifs sont également envisagés, dont l'échographie abdomino-pelvienne par voie endovaginale qui est réalisée par un gynécologue. Elle a pour but d'évaluer la réserve ovarienne en follicules, mais aussi de rechercher des causes ovariennes, dont les kystes ovariens, ou utérines (fibrome, polypes, malformations...) Cet examen permet également de détecter l'endométriose.

Viennent ensuite l'hystérosalpingographie, ou hystéroscopie, un examen radiologique qui met aussi en évidence des anomalies de l'utérus ou "une obstruction des trompes utérines, empêchant la migration de l'ovule dans l'utérus." Ces anomalies peuvent être repérées grâce à un produit injecté dans l'utérus.

Enfin, une cœlioscopie abdomino-pelvienne est également possible. Il s'agit d'une technique de chirurgie permettant d’accéder à l’intérieur de l’abdomen par de petites incisions de la paroi abdominale afin de déterminer des anomalies ou maladies pelviennes, dont l'endométriose.

Spermogramme

Pour les hommes, les solutions sont moins nombreuses. Dans la grande majorité des cas, un spermogramme réalisé en laboratoire, qui consiste à recueillir et à analyser du sperme après trois à quatre jours sans rapports sexuels, est nécessaire.

Observé au microscope, le liquide récolté permet "d'effectuer une numération des spermatozoïdes et d'observer leur morphologie." "Un nombre insuffisant de spermatozoïdes, ou la prédominance de spermatozoïdes de morphologie anormale peut être à l'origine de la stérilité", relève Améli.fr. En cas d'anomalie détectée, un nouveau spermogramme peut être demandé.

Si l'anomalie se répète, une échographie des organes génitaux, un bilan hormonal, une biopsie testiculaire ou encore une analyse du caryotype peuvent finalement être réalisées.

Article original publié sur BFMTV.com