Quand Belmondo, Rochefort, Marielle, Françoise Fabian formaient "la bande du Conservatoire"

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Icône du cinéma, Jean-Paul Belmondo a fait ses débuts sur les planches, qu'il a retrouvées dans les années 1980. Ici dans
Icône du cinéma, Jean-Paul Belmondo a fait ses débuts sur les planches, qu'il a retrouvées dans les années 1980. Ici dans

"Il était tellement vivant qu'il entraînait tout le monde". Réagissant au micro de France Info à la disparition de Jean-Paul Belmondo, à l'âge de 88 ans, Françoise Fabian a évoqué ses souvenirs du Conservatoire, qu'elle a fréquenté dans les années 1950 avec l'acteur.

Car Jean-Paul Belmondo était le meneur de "La bande du Conservatoire", ou "la bande à Bébel", composée de Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, Guy Bedos, Michel Beaune, Françoise Fabian, Pierre Vernier et Bruno Cremer.

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En quatre ans se sont éteints tour à tour Jean Rochefort (2017), Claude Rich (2017), Jean-Pierre Marielle (2019), Jean-Pierre Mocky (2019), Guy Bedos (2020), et avant eux Michel Beaune (1990) et Bruno Cremer (2010). Les derniers survivants sont Pierre Vernier et Françoise Fabian.

Ce groupe d'amis avides de renouveau et de modernité au lendemain de la guerre a détonné, autant sur les planches qu'en ville, avec leurs coups d'éclat contre le système du prestigieux Conservatoire d'art dramatique qu'ils jugeaient poussiéreux.

Doigt d'honneur aux jurés

Laborieusement admis au Conservatoire, Belmondo était peu apprécié des professeurs en raison de son physique considéré incompatible avec les premiers rôles. Celui qui deviendra le nouveau modèle du jeune premier au cinéma essuiera même des remarques blessantes comme "vous feriez hurler de rire une salle si vous preniez une femme dans vos bras".

Une anecdote est restée dans les annales: au concours de 1956, il décroche un simple accessit pour une scène de la pièce Amour et Piano de Feydeau, ce qui lui ferme la porte de la Comédie-Française, malgré l'ovation de ses camarades de promotion. Porté en triomphe par sa bande, il quitte la salle en adressant un doigt d'honneur aux jurés.

"Ça a fait un petit scandale au Conservatoire", se rappellera-t-il.

Les 400 coups au Quartier latin

"Noyau" de cette bande inséparable, Belmondo multipliait les blagues et les gags à l'encontre de ses copains, ses professeurs ou encore les gens de la rue ou à la cantine de l'Opéra où ils déjeunaient chaque jour, rappelait Le Point en 2017. Il saute sur le capot des voitures, baisse son pantalon devant les dames, lance de fausses bagarres sur le trottoir avec Marielle ou Cremer. Ils faisaient également les 400 coups au Quartier latin ou à Saint-Germain-des-Prés.

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"Quand Belmondo au Conservatoire passait une scène, les avertis se précipitaient. [...] Pour certains, nous étions devant une erreur de vocation, pour d'autres, devant le futur inconditionnel, il recréait tout", avait écrit Jean Rochefort dans son livre Ce genre de choses.

"Faire du théâtre j'en ai eu envie assez tôt, mais c'était pas exactement du théâtre, je voulais être clown, j'allais souvent au cirque avec des camarades, j'avais 14 ans", racontait Belmondo en 1964.

Cyrano de Bergerac et Feydeau

Au contact d'un ami de son père, le sociétaire au Français André Brunot, il va souvent au théâtre. "Mon envie de clown est passée à devenir acteur. Mon père était sculpteur, mes études n'avaient pas été très brillantes et je faisais plutôt de la boxe et du football... mon père était plutôt content de me voir partir dans un métier artistique plutôt que sportif".

Après ses années de gloire au cinéma, il renouera avec la scène en 1987 avec Kean de Sartre, mise en scène par Robert Hossein au Théâtre Marigny, puis dans Cyrano de Bergerac (également mise en scène par Hossein), des pièces de Feydeau ou encore "Frédérick ou le boulevard du crime" d'Eric-Emmanuel Schmitt.

Article original publié sur BFMTV.com

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