Belle et pas rebelle

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Aida Garifullina Pro-Poutine comme la majorité des artistes russes, la soprano de Kazan poursuit une carrière de haut vol, parfaitement sous contrôle.

Aida Garifullina est tout-terrain. Le 14 juillet, elle apparaît en diva éblouissante en toilette de gala écarlate sous la tour Eiffel. Le lendemain, c’est une starlette qui sautille en baskets et robe courte à paillettes sur la pelouse du stade Loujniki, pour la cérémonie de clôture de la Coupe du monde à Moscou, en chantant Kalinka. Impeccable dans les deux emplois, avec un petit côté première de la classe. Qui est-elle donc, cette jolie brune de 31 ans originaire de Kazan ? Une cantatrice sage qui élargit, méthodiquement, sa place sous les projecteurs dans l’univers extrêmement compétitif du chant lyrique ? Une gamine douée qui a grandi sur les plateaux des télécrochets russes, adore le jazz et le r’n’b, et ne méprise pas le mélange des genres ?

Dans le salon coquet d’un boutique-hôtel du VIIe arrondissement de Paris, elle parle de ses rêves d’enfant devenus réalité, dans une pose composée, le dos droit, la main sous le menton. Le tailleur blanc est assorti aux lilas qui décorent la pièce. Son conte de fée n’est pas celui d’une Cendrillon, elle est tombée dans le chaudron musical dès sa plus tendre enfance. Le chant est l’environnement naturel dans lequel elle est née, en 1987, au Tatarstan (Russie). «Je n’avais pas vraiment le choix, maman est musicienne, c’est elle qui m’a prédestinée à une telle vie», sourit-elle, en lançant un regard complice à sa mère, assise à l’autre bout de la table. Cheffe de chœur et directrice du Centre de musique contemporaine de Kazan, Laïla Garifullina accompagne sa fille presque partout. «C’est mon juge, mon principal critique.» «Son inspiratrice», préfère Laïla, qui a aussi été la première agente de sa fille, depuis un concours de chant télévisé auquel Aida participe à l’âge de cinq ans. C’est Laïla, toujours, qui pousse Aida, après l’avoir envoyée au conservatoire de Nuremberg et à (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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