"Un autre viol": Jacques Weber confie avoir "mal lu et signé" la tribune de soutien à Gérard Depardieu

"J’ai par réflexe d’amitié signé à la hâte". Le comédien français Jacques Weber prend la parole après la polémique autour de la tribune - dont il est signataire - de soutien à l'acteur Gérard Depardieu, visé par des plaintes pour viols et agressions sexuelles et pour des propos tenus dans un numéro de Complément d'enquête.

Une semaine après la publication de la tribune dans les colonnes du Figaro, Jacques Weber regrette, dans un billet publié sur le site de Mediapart, avoir signé "sans (s)e renseigner" un texte "emphatique et sans discernement initié par des gens malhonnêtes et dangereux et qui ignore gravement le vrai débat".

"Je mesure chaque jour mon aveuglement", écrit encore le comédien qui a "signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d’un état de fait trop longtemps admis [...] ma signature était un autre viol".

"Les plaintes déposées doivent être jugées"

Jacques Weber, qui affirme être "totalement solidaire du combat de toutes ces femmes", explique aussi refuser de prendre part "à des condamnations médiatiques, publiques, mal maîtrisées".

"Gérard Depardieu ne doit pas devenir le symbole de ce qu’il faut combattre", poursuit Jacques Weber, ajoutant que "les plaintes déposées doivent être jugées".

Le nom de Jacques Weber s'ajoute à celui d'une liste d'autres signataires de la tribune qui prennent leur distance avec le texte initié par un comédien et éditorialiste pour un magazine d'extrême droite. Carole Bouquet, Gérard Darmon, Pierre Richard ou encore Nadine Trintignant se sont aussi désolidarisés de la tribune.

"Nous ne devons pas empêcher la vérité d’éclore, et nous ne devons pas user de notre pouvoir pour empêcher les consciences de s’ouvrir, pour le bien et la paix de toutes et tous", conclut Jacques Weber dans son billet.

Article original publié sur BFMTV.com