Au Rwanda, des déchets plastiques recyclés en tuiles

Photo Carielle Doe REUTERS.

Un cours de génie mécanique aura suffi pour inspirer Beathe, elle qui a toujours voulu s’investir dans le développement durable. C’est en 2019, pendant un cours mêlant transfert thermique et transfert de masse qu’elle trouve son idée de projet, souligne le média The New Times, qui lui consacre un portrait.

Le recyclage mécanique n’est pas un mystère pour Beathe, chauffer, fondre et presser sont les bases de sa formation au Collège régional polytechnique intégré (IPRC, en anglais) de Kigali. Ainsi, elle se lance dans le recyclage des déchets plastiques, les transformant en carreaux de céramique qui servent à la construction des salles de bains mais aussi à la fabrication des matériaux nécessaires à cela.

Bien que le lancement de son projet ait coïncidé avec le début de la crise sanitaire, Beathe a la détermination requise pour la mission qu’elle s’est assignée. À l’affût des investisseurs, elle a rapidement trouvé un financement pour son projet innovant.

Protection de l’environnement, émancipation de la femme rwandaise et réduction du chômage, tels sont les piliers qui animent celle qui est devenue chef d’entreprise. “J’ai beaucoup réfléchi à mon objectif de vie, je voulais absolument avoir un rôle social”, déclare-t-elle au quotidien.

Le chemin de l’entrepreneuriat

Ayant gagné en popularité dans son quartier, l’ingénieure s’est fait connaître par les emplois qu’assure son projet. En effet, l’affaire tourne grâce à huit employés, dont deux travailleurs temporaires. Leur tâche principale est de parcourir la capitale, Kigali, et de collecter les déchets à recycler.

La petite usine à taille humaine fabrique environ 520 tuiles par mois, et au moins trois clients permanents lui commandent vingt tuiles par jour – avec des tarifs allant de 2 500 francs rwandais (2,41 euros) pour une petite tuile à 15 000 francs pour une tuile extra-large (14,4 euros). Vraisemblablement, le rythme de production actuel lui permet de survivre financièrement.

En effet, Beathe estime que son aventure n’en est qu’à ses débuts, et elle encourage les jeunes de son milieu à ne pas abandonner l’école et à choisir le chemin de l’entrepreneuriat. “Ils doivent trouver le courage pour devenir indépendants, tout en faisant ce qui leur plaît”, déclare-t-elle au New Times.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles