Au Brésil, Pelé était adulé comme un Dieu

© Ueslei Marcelino

Mardi, Pelé sera inhumé dans un cimetière de la ville de Santos, entouré de ses proches et dans la plus stricte intimité, loin de la formidable démonstration populaire de la veillée de son corps, dans le stade de Santos FC. Il faut dire que les Brésiliens ne veulent pas voir s’éteindre leur étoile. Elle est apparue de nulle part, en 1958, lors du Mondial suédois. Le natif de Três Corações, dans le Minas Gerais, était inconnu quand il a rejoint l’équipe nationale, à seulement 17 ans.

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« Je me suis demandé qui était ce drôle de métis, nous a raconté un jour Mario Zagallo. Personne ne le connaissait. Mais au fil des entraînements et des matches amicaux, on a tous compris pourquoi ce gamin était parmi nous. » Le numéro 10 inscrira 6 buts en 4 matches, dont 2 en finale, devenant ainsi le plus jeune joueur à remporter une Coupe du Monde. La légende est en marche. Surtout qu’il remet ça, quatre ans plus tard, au Chili. Il claque un doublé contre le Mexique mais se blesse dès le deuxième match, et laisse Garrincha et Amarildo mener le Brésil vers le doublé.

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L'attraction de tout un peuple

Pelé devient néanmoins l’attraction de tout un peuple et le joyaux de Santos, avec lequel il flambe et remporte deux Copa Libertadores (1962 et 1963) mais aussi six championnats du Brésil, entre 1961 et 68. Avant de dev...


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