Attention aux “jobs toxiques” !

PHOTO NATALIYA VAITKEVICH/PEXELS/CC

Le quotidien Die Zeit pointe du doigt un phénomène bien connu, celui des “métiers passion”, les emplois qu’on occupe avant tout parce qu’ils donnent du sens à notre vie et qu’ils correspondent à nos valeurs, mais qui cachent souvent de très mauvaises pratiques. “Après l’université, note le journal allemand, de nombreux jeunes choisissent ainsi de travailler dans le secteur de la culture, de l’éducation ou encore dans des ONG, même s’ils y gagnent généralement beaucoup moins que dans le secteur privé. Le problème est qu’ils ne comprennent souvent pas à quel point ils sont maltraités.”

En effet, ce n’est pas parce que le but d’une organisation est noble qu’elle traite bien ses employés, loin de là. Une étude approfondie menée par des chercheurs de l’université Duke, aux États-Unis, a révélé que les personnes qui sont particulièrement passionnées par leur travail ont plus de risques d’être exploitées. Par exemple, elles font plus d’heures supplémentaires non rémunérées ou assument des tâches qui ne figurent pas dans leur fiche de poste sans rémunération supplémentaire. Et les supérieurs hiérarchiques s’attendent généralement à ce que le travail soit suffisamment gratifiant pour qu’il soit fait presque de façon gratuite, pour la beauté du geste !

Des pratiques de management d’un autre âge

Selon Tim Hagemann, psychologue du travail, cela pourrait être dû à des structures de gestion obsolètes qui ont perduré plus longtemps qu’ailleurs, avec des cadres sans compétence de management, par exemple. Et cela a un coût sur le plan de la santé :

“Si les employeurs ne donnent pas assez en retour, que ce soit simplement de la reconnaissance ou même un salaire plus élevé, le sacrifice peut rapidement conduire à l’épuisement professionnel.”

Les entreprises et les organisations doivent donc accorder plus d’attention à la santé mentale de leurs employés – “dans un marché [du travail] proche du plein-emploi et un contexte de pénurie croissante de travailleurs qualifiés, même l’institution supposée la plus honorable ne peut pas se permettre de mauvaises conditions de travail à long terme”, souligne Die Zeit.

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