Publicité

Attentat d'Arras: une quinzaine d'individus radicalisés ont reçu une visite domiciliaire

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé sur BFMTV ce jeudi 19 octobre qu'"aucune menace caractérisée ni sur un site ni sur un lieu" ne concerne la France. Pourtant, depuis l'attentat d'Arras qui a coûté la vie à un professeur, la Première ministre a placé le pays en alerte "urgence attentat".

Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur a demandé des visites domiciliaires dans plusieurs villes de France. En zones rurales comme en zones urbaines, une quinzaine de lieux où résident des personnes radicalisées ont été visités, comme l'a appris BFMTV de source policière. Ces personnes sont en situation irrégulière ou régulière et peuvent être expulsées du territoire par les préfets.

Selon Le Figaro, ces visites ont eu lieu dans la Manche dans le Vaucluse ou encore dans le Puy-de-Dôme. D'autres ont également eu lieu dans la petite couronne parisienne. Ces visites domiciliaires, créées en 2017 pour remplacer les perquisitions administratives de l'État d'urgence, sont demandées sur les préfets après avis du procureur national antiterroriste.

Prévenir des "actes de terrorisme"

Ces actes, qui doivent être autorisés par le juge des libertés et de la détention, autorisent "la saisie des documents et données qui s'y trouvent, aux seules fins de prévenir la commission d'actes de terrorisme", peut-on lire dans le code de la sécurité intérieure.

Pour obtenir ces visites, il est nécessaire d'avoir "des raisons sérieuses de penser qu'un lieu est fréquenté par une personne dont le comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre public", selon le même texte.

L'objectif de ces visites est de permettre de mettre en place des mesures de police administrative, des procédures judiciaire ou des procédures de lutte anti-terrorisme, en fonction des éléments trouvés lors des opérations. Le ministère devrait communiquer des éléments sur le nombre de visites et actes effectués par les forces de l'ordre.

Gérald Darmanin, lors de son interview le 19 octobre sur BFMTV, a évoqué "250 interpellations depuis une semaine" dans le cadre de la lutte anti-terroriste.

Article original publié sur BFMTV.com