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Atlético-Real: "Il n'arrive pas à garder la tête froide", Vinicius s’est encore chauffé

Le passage de Vinicius Junior au Wanda Metropolitano a encore fait des étincelles, jeudi lors du 8e de finale de la Coupe du Roi (victoire de l'Atlético 4-2, a.p.). Régulièrement pris à partie par le public de l’Atlético de Madrid (insultes racistes, poupée à son effigie pendue à un pont), le Brésilien s’est accroché avec Diego Simeone à la fin du temps réglementaire, il a écopé d’un carton jaune pour protestation avant d’être calmé par les anciens Luka Modric et Nacho qui l’ont invité à redescendre en température dans un derby toujours très chaud.

"Je suis si bon mon Dieu"

Il fut aussi un acteur malheureux de la rencontre en perdant le ballon à l’origine du magnifique but d’Antoine Griezmann, qui avait résisté à sa pression. Un douloureux retour de bâton après une scène captée par El Chiringuito lors de la rencontre. Après une percée en première période, le Brésilien avait clamé: "Je suis si bon, mon Dieu", selon les propos rapportés par l'émission. À l’issue de la rencontre, Carlo Ancelotti n’a pas accablé sa star tout en reconnaissant qu’elle peine à garder son sang froid.

"Petit à petit, il va l'apprendre", a confié l’Italien en conférence de presse. "C'était un match très compétitif où il y a eu beaucoup de duels, parfois tu n'arrives pas toujours à garder la tête froide à certains moments du match et c’est tout à fait compréhensible. Même s'il n'a pas marqué, il a fait un très bon match."

Ancelotti n’a pas voulu alimenter la polémique sur son accrochage avec Simeone. "Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, pour moi, il ne s'est rien passé", a-t-il lancé. "Il a joué son jeu, très bien, il a eu des occasions, il s'est battu. Je veux commenter cela, je n'ai pas du tout remarqué le reste." Même Diego Simeone a relativisé: "Avec Vinicius il ne s'est rien passé, ce sont des choses du football qui peuvent arriver sur le terrain".

Dimanche après son triplé en finale de la Supercoupe d’Espagne, l’ailier a fait une sorte de mea culpa sur son attitude. "Je ne suis pas un saint", a lâché l’international brésilien (25 sélections, 3 buts). "Je parle trop et je fais aussi des dribbles que je ne devrais pas faire." Mais la tentation semble parfois trop forte.

Article original publié sur RMC Sport