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« Asteroid City » de Wes Anderson : plus Anderson que jamais

Le synopsis

Dans une ville américaine fictive située dans le désert en 1955 et sa convention "Junior Stargazer", qui rassemble des étudiants et des parents de tout le pays pour des compétitions savantes.

La critique (3/5)

Une famille en panne sèche en plein désert américain, un garagiste philosophe, une convention de cadets de l’espace, un étrange mal qui rode, un metteur en scène de théâtre… Eh oui ! Vous êtes bien dans un film de Wes Anderson, le réalisateur américain devenu la coqueluche du cinéma arty hollywoodien. Son art de peindre ses plans, génie du cadre et des décors vintage, des cartes postales sur grand écran se promène cette fois dans l’immensité de l’ouest américain version 1955. Ses contes hallucinés, fous, joyeux, iconoclastes laissent cette fois la place à une parabole sur l’enfermement, de l’esprit ou des corps. Comme confinés dans un paradis artificiel.

Chronique post-Covid ou pamphlet politique ou sociétal, difficile de voir où Wes Anderson veut en venir. Ou serait-ce alors un film sur l’incompréhension mutuelle ? Comme toujours chez lui, le dédale de stars donne son sens à l’attraction, de Scarlett Johansson à Tom Hanks, de Tilda Swinton à Adrian Brody et tant d’autres… Mention spéciale à Jason Schwartzmann, parfait et profond en père de famille veuf. À l’image d’un film faussement léger, presque troublant par sa noirceur si lumineuse…

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