ArcelorMittal va devoir convaincre ses salariés "trahis"

La direction d'ArcelorMittal doit s'expliquer jeudi 13 décembre devant les représentants des salariés "trahis" et "désabusés", et leur présenter les engagements pris auprès du gouvernement, notamment pour le site de Florange, en Lorraine.

Le comité central d'entreprise extraordinaire, convoqué à 14h30 à Paris, sera le premier rendez-vous entre direction et syndicats depuis le compromis entre le géant de l'acier et le gouvernement, que les salariés avaient découvert par un discours télévisé de Jean-Marc Ayrault le 30 novembre et qu'ArcelorMittal devrait détailler jeudi.

Les salariés avaient également appris par la presse le retrait par Mittal du projet expérimental Ulcos de captage/stockage de CO2 à Bruxelles, au lendemain d'une réunion de deux heures à Matignon de leurs représentants syndicaux.

"Nous voulons des explications claires (...). Nous allons questionner (la direction) en insistant sur le packaging à Basse-Indre, Florange et toute la zone Amal", a expliqué à Jean-Marc Vécrin, délégué CFDT de Florange.

 Une grève depuis lundi

La société ArcelorMittal Atlantique Lorraine (AMAL), dont le CCE est convoqué jeudi, regroupe notamment Dunkerque et Mardyck (Nord), Florange (Moselle), Mouzon (Champagne-Ardennes) et Basse-Indre (Loire-Atlantique).

Les salariés de Basse-Indre, dont certains, "désabusés", sont en grève depuis lundi, restent dans l'expectative, très méfiants à l'égard du projet de transfert des activités de laminage (amincissement des tôles) et décapage (suppression de la couche d'oxyde de surface) vers Florange.

"On a eu ce qu'on voulait avec la commission de suivi [de l'accord, NDLR], mais sur le fond, si on nous vend encore (...) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur

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