Après une nouvelle frappe meurtrière russe, Zelensky réclame un "tribunal spécial" à La Haye

Volodymyr Zelensky s'adressant aux membres de l'Otan le 29 juin  - BFMTV
Volodymyr Zelensky s'adressant aux membres de l'Otan le 29 juin - BFMTV

Volodylyr Zelensky condamne de nouveau. Ce jeudi, alors que des frappes russes ont tué au moins 20 personnes sur une ville du centre de l'Ukraine, le président ukrainien a appelé à la création d'un "tribunal spécial" chargé de juger "les crimes de l'agression russe contre l'Ukraine".

Cette demande a eu lieu lors d'une intervention en visioconférence lors d'un organisé par la Cour pénale internationale (CPI), la Commission européenne et les Pays-Bas.

"Crime de guerre russe"

A Vinnytsia, les images publiées par le service ukrainien des Situations d'urgence montraient des dizaines de carcasses de voitures calcinées et un immeuble d'une dizaine d'étages ravagé par l'explosion et l'incendie ayant suivi. Plus tôt, il avait qualifié ces bombardements d'"acte ouvertement terroriste."

Devant la conférence à La Haye, à laquelle participaient les ministres de la Justice et des Affaires étrangères des pays de l'UE, il a précisé qu'"à cette minute, 20 personnes sont mortes, dont trois enfants. Et beaucoup, beaucoup sont blessés". Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, présent à La Haye, a dénoncé un nouveau "crime de guerre russe".

La rédactrice en chef du groupe médiatique d'Etat Russia Segodnya, Margarita Simonian, a affirmé sur Telegram que l'armée russe lui avait dit avoir visé "la Maison des officiers, où des nationalistes avaient été déployés".

Frappes sur le sud

Depuis plusieurs semaines, les frappes russes loin des lignes de front étaient relativement rares.

Mais la guerre fait désormais rage autour de villes comme le port stratégique de Mykolaïv (sud), proche de la mer Noire, qui a été touché tôt jeudi matin par une "frappe massive de missiles" pour le deuxième jour consécutif.

"Deux écoles, des infrastructures de transport et un hôtel ont été endommagés", a déclaré la présidence dans son briefing matinal quotidien.

Les images diffusées par les autorités locales montrent les restes d'un bâtiment détruit par un bombardement, les travailleurs municipaux ramassant les débris éparpillés par l'attaque.

L'Ukraine a de son côté lancé depuis plusieurs semaines une contre-offensive pour reprendre Kherson, unique capitale régionale capturée par Moscou depuis le 24 février. Si la ligne de front reste relativement stable, ces attaques sont de plus en plus puissantes, avec de nouveaux systèmes de roquettes américains et européens, ciblant les dépôts d'armes.

Article original publié sur BFMTV.com

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