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Après le départ de Christian Jacob, Annie Genevard, une intérimaire conservatrice à la tête de LR

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Annie Genevard le 28 avril 2020 à Paris - David NIVIERE © 2019 AFP
Annie Genevard le 28 avril 2020 à Paris - David NIVIERE © 2019 AFP

Pour Les Républicains, c'est une ère qui se referme. Jeudi soir, conformément à sa promesse, Christian Jacob s'est démis de ses fonctions de président des Républicains, qu'il exerçait depuis 2019. Et c'est son ancienne numéro 2, Annie Genevard, qui est chargée d'inaugurer la nouvelle époque qui s'annonce pour sa formation politique. C'est en effet la députée élue dans le Doubs qui assure l'intérim à la tête du parti - ou plutôt assurera car sa mission ne commencera officiellement que lundi. Sa tâche prendra fin à l'automne, avec le prochain congrès de LR.

Députée et fille de députée

Peu connue au plan national, la doubiste de 65 ans entame pourtant sa troisième législature à l'Assemblée nationale depuis 2012. Ces cinq dernières années, cette professeure de français, portée sur les lettres classiques, était même l'une des vice-présidentes du Palais-Bourbon. Fauteuil dont elle vient d'ailleurs d'être éjectée.

Avant même de débarquer dans l'Hémicycle - où elle a été particulièrement bien reconduit aux dernières législatives, en recueillant plus de 72% des suffrages exprimés au second tour du scrutin - Annie Genevard a d'abord fait ses preuves à l'échelle municipale. Militante gaulliste depuis 26 ans, elle a en effet été maire de Morteau pendant quinze ans, entre 2002 et 2017.

Il faut dire qu'Annie Genevard a de qui tenir et peut s'enorgueillir d'une implantation locale singulièrement solide: sa mère, Irène Tharin, a été députée UMP élue dans la 4e circonscription du Doubs (voisine, donc, de sa 5e) de 2002 à 2007.

Une femme de droite

Politiquement, Annie Genevard représente résolument la rive droite des Républicains. Un engagement qui se lit d'abord dans les leaders qu'elle s'est choisie. En 2016 à la primaire puis à la présidentielle l'année suivante, elle soutient François Fillon. Après la déconfiture de ce dernier, elle prend fait et cause pour Laurent Wauquiez, nouveau patron de son mouvement. Dans la foulée, elle travaille aux côtés d'Eric Ciotti. Elle a toutefois rallié Valérie Pécresse à l'orée de la dernière présidentielle.

Les textes que la membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation défend à l'Assemblée nationale témoignent aussi de son positionnement. Elle a notamment cherché à interdire les danses et drapeaux étrangers lors des mariages civils en mairie. Interrogé dans Le Parisien au sujet de celle qui lui succède, Christian Jacob a pourtant loué "quelqu’un de consensuel et de pacifique".

Deux traits qui ne seront pas de trop pour apporter un peu de sérénité à un parti trois fois vaincu à la présidentielle, déchiré en interne et ballotté entre les tenants de l'opposition à l'exécutif et ceux d'un accord avec la majorité.

Article original publié sur BFMTV.com

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