Des antivaccins à Bolsonaro: qui sont les "coronasceptiques"?

Par IV
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Alors que l'Amérique latine devient la région du monde la plus touchée, que les Etats-Unis enchaînent les mauvais bilans et que le spectre d'une seconde vague touche l'Europe, qui sont ceux qui protestent contre la lutte contre le coronavirus?

Alors que la perspective d'une seconde vague de pandémie alimente les craintes de nouveaux confinements en Europe et ailleurs, la colère grandit parmi les partisans d'un relâchement des mesures de restrictions contre le nouveau coronavirus.

Des supporters de football aux complotistes d'extrême droite en passant par des chefs d'Etat, voici un aperçu de ceux qui protestent.

> En Allemagne, des "penseurs non-conformistes"

En Allemagne, le mouvement "Querdenken-711" ou "Penseurs non-conformistes-711" est apparu à Stuttgart. Initié par Michael Ballweg, un entrepreneur en informatique sans étiquette politique, il a commencé à organiser des manifestations contre les restrictions liées au Covid-19 dès la mi-avril.

Ses partisans rassemblent un mélange hétéroclite de personnes se qualifiant de "libres penseurs", de militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d'extrême droite. Quelque 20.000 personnes ont défilé à Berlin début août, la plupart sans masque et sans respecter les gestes barrières, obligeant la police à dissoudre la manifestation.

> Aux Pays-Bas, des supporters de foot

Un mouvement similaire, encore de faible ampleur, est apparu aux Pays-Bas, où des supporters ultras de foot se sont joints aux défilés, cherchant ouvertement la confrontation avec la police.

Un groupe s'appelant "Virus vérité" est codirigé par l'ancien professeur de biochimie et de danse Willem Engel, qui revendique le droit de remettre en question les décisions des autorités sanitaires.

> Des icônes religieuses en Roumanie

A Londres, des dizaines de personnes ont protesté en juillet contre l'obligation de porter un masque dans les magasins et supermarchés anglais. Beaucoup brandissaient des banderoles suggérant que les mesures préventives servaient à "contrôler les esprits".

Quelques centaines de "coronasceptiques" ont également défilé à Bucarest, tenant des icônes religieuses, le drapeau national et des pancartes "Je crois en DIEU, pas dans le Covid".

> A Madrid, anti-vaccins, anti-5G

A Madrid, quelques dizaines de personnes sans masque se sont rassemblées le 12 juillet aux cris de "no a la dictadura" avec des pancartes anti-masques, anti-vaccins et anti-5G. La police a rapidement dispersé le rassemblement, non autorisé, dans ce pays où les mesures sanitaires, parmi les plus strictes d'Europe, bénéficient d'un large soutien de l'opinion.

> Bolsonaro, Salvini ou Trump à la manoeuvre

Certains leaders politiques n'ont également pas caché leur scepticisme. Le président brésilien Jair Bolsonaro s'est opposé aux mesures de confinement, malgré avoir été lui-même testé positif et placé trois semaines en quarantaine le mois dernier.

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump s'était jusqu'à mi-juillet catégoriquement opposé à son port. De nombreux shérifs se sont aussi opposés dans leurs comtés à son port imposé par les Etats.

En Italie, le leader d'extrême droite Matteo Salvini a été largement critiqué la semaine dernière après s'être exprimé au Sénat sans masque, déclarant que "saluer avec les coudes est la fin de la race humaine". Il a depuis fait marche arrière, affirmant que les masques devraient être portés "quand c'est nécessaire".

Article original publié sur BFMTV.com

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