En Antarctique, le Covid a touché 20 des 21 membres de cette base française

Photo aérienne non datée de la base française Dumont d'Urville dans le district de Terre Adélie en Antarctique. Claude Lorius, directeur de recherche au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement et chercheur au CNRS depuis 1961, et Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace, fédération de recherche du CNRS, se sont vus décerner, le 08 novembre 2002, la médaille d'or 2002 du CNRS pour leurs travaux sur l'étude des archives glaciaires
AFP Photo aérienne non datée de la base française Dumont d'Urville dans le district de Terre Adélie en Antarctique. Claude Lorius, directeur de recherche au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement et chercheur au CNRS depuis 1961, et Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace, fédération de recherche du CNRS, se sont vus décerner, le 08 novembre 2002, la médaille d'or 2002 du CNRS pour leurs travaux sur l'étude des archives glaciaires "gelées" au sein des calottes polaires, notamment en Antarctique. L'étude de l'évolution de la concentration en gaz carbonique sur des carottes glaciaires permet de déduire les variations climatiques passées. AFP PHOTO (Photo by AFP)

COVID-19 - Les coins les plus reculés de la Terre n’échappent pas au Covid-19. 20 des 21 membres de la base française Dumont d’Urville, en Antarctique, ont été contaminés par le virus, a annoncé le chef de district de Terre-Adélie dans un article de blog publié ce mardi 8 novembre.

« On se doutait bien que la bulle Antarctique dans laquelle nous vivions depuis presque une année allait prendre fin un jour. (...) On se doutait bien que notre auto-confinement volontaire et donc sa protection médicale sécurisante, ne passerait pas la fin d’année 2022. On se doutait bien... Et pourtant, on l’a pris en pleine face ! », raconte Jean-Philippe Guérin.

Dans son billet, il raconte comment le virus s’est immiscé sur la base française via un malade arrivé par avion le 25 octobre. « En seulement deux petites semaines, 20 hivernants sur 21 l’ont contracté dans sa forme symptomatique. Pour le 21ième, on hésite encore : Pas eu ? Asymptomatique ? », s’interroge-t-il. « Au bowling, on parlerait d’un strike », ironise-t-il.

Le masque de retour en Antarctique

La propagation du Covid-19 a été d’autant plus rapide que les équipes présentes en Antarctique n’ont pas été confrontées aux virus depuis plus d’un an. Cela couplé à des « organismes fatigués en fin d’hivernage (...), l’effet a été explosif », explique encore Jean-Philippe Guérin. Tous ont dû remettre le masque, comme le montre une photo prise par le chef de district.

Ce dernier rassure, aucune forme grave de la maladie n’a été détectée. Mais la base s’est transformée en « EPHAD (Établissement Pour Hivernants Antarctiques en Difficulté) », blague-t-il encore.

Ce n’est pas la première fois que le Covid-19 se propage très loin des terres habitées. Un tiers des 33 membres de la station polaire belge Princesse Elisabeth étaient positifs au Covid-19 fin décembre 2021. En janvier 2022, un foyer de Covid-19 est apparu dans la Base argentine Esperanza, qui a vu 24 de ses 43 occupants contaminés.

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