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"Je suis en action" : Emmanuel Macron sera "par le coeur et par la pensée" à la marche contre l'antisémitisme

En marge des commémorations à Paris du 105e anniversaire de l'Armistice de 1918, le chef d'État a été interrogé par Yaël Perl Ruiz, arrière petite fille du Capitaine Alfred Dreyfus, sur sa non-participation à la marche contre l'antisémitisme prévue à Paris ce dimanche.

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"Mon rôle est plutôt de bâtir l'unité du pays et d'être ferme sur les valeurs, et je suis en action." À la veille de la marche contre l'antisémitisme à Paris, Emmanuel Macron s'est exprimé ce samedi 11 novembre sur sa non-participation à la manifestation, interpellé par Yaël Perl Ruiz, l'arrière-petite-fille du Capitaine Alfred Dreyfus.

En marge des commémorations à Paris du 105e anniversaire de l'Armistice de 1918, le chef d'État a assuré que son rôle est de "prendre des décisions, de dire des mots quand il faut les dire et d'agir, sinon je peux manifester toutes les semaines".

"On ne concédera rien"

"Je serai par le coeur et par la pensée" à cette marche qui vise à "bâtir l'unité du pays", a-t-il ajouté après un dépôt de gerbe au pied de la statue de Georges Clémenceau, défenseur du capitaine juif Alfred Dreyfus et "père de la victoire" de la Première guerre mondiale en 1918.

"Sur l'antisémitisme, c'est très simple: on ne concédera rien et rien ne le justifie", a-t-il souligné, en défendant une approche "universaliste" face à l'antisémitisme, voyant "beaucoup de confusion" sur la marche organisée dimanche par les présidents des deux Chambres du Parlement, et "beaucoup aussi de récupération".

Embarras sur la présence du RN

Emmanuel Macron faisait allusion à l'absence de la France insoumise à ce rassemblement, où sera présent en revanche le Rassemblement national, ce qui a suscité l'embarras à gauche et dans la majorité.

Le président de la République a présidé ensuite la cérémonie de commémoration du 105e anniversaire de l'Armistice de 1918, marquée cette année par le centenaire de la flamme ravivée chaque jour sous l'Arc de Triomphe en mémoire des combattants tombés pour la France.

Devant la tombe du Soldat inconnu, où la flamme est ravivée chaque jour depuis 1923, le chef de l'État a salué "l'inconnu" qui est "de tous les horizons", de "tous les métiers", et de "toutes les convictions, croyant et franc-maçon, agnostique et libre-penseur, protestant et musulman, catholique et juif".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Antisémitisme : marche historique, sans Macron