Accord sur le Brexit : tout le monde n'est pas... d'accord

Si côté européen, c'est l'optimisme qui prime, côté britannique, le scepticisme était de mise ce jeudi. A peine le nouvel accord de Brexit annoncé, le travailliste Jeremy Corbyn a appelé les députés britanniques à rejeter le texte :

"Aujourd'hui, le Premier ministre semble avoir conclu un accord avec l’Union européenne qui ne nous donne pas une totale liberté de circulation entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, car il crée une frontière d’union douanière le long de la mer d’Irlande. Il ne fait rien non plus pour répondre à toutes les préoccupations que nous avons soulevées pendant le mandat de Theresa May et le sien au sujet de cet affaiblissement permanent des droits et des protections".

Même désapprobation de la part des Libéraux-Démocrates, qui veulent toujours une nouvelle consultation populaire.

"Boris Johnson , déclare la chef des Libéraux Démocrates, Jo Swinson, a commencé par essayer d'imposer un nouvel accord. Il essaie maintenant d'imposer un mauvais accord, et nous ne pouvons pas laisser faire ça. Nous devons nous assurer que les électeurs puissent à nouveau donner leur avis."

Hostiles au Brexit, les indépendantistes écossais du SNP, forts de 35 députés au parlement, ont immédiatement dit qu'ils voteraient contre le Brexit .

Mais directement concernés par les négociations sur la frontière nord-irlandaise, c'est le parti unioniste DUP, dont les dix votes comptent beaucoup pour le gouvernement, qui a rejeté ce nouvel accord.

Pour Boris Johnson samedi, le seul espoir viendra des éventuels députés rebelles de l'opposition et des conservateurs exclus du parti pour n'avoir pas soutenu le gouvernement au bon moment. Les prochaines heures vont être décisives à Londres.