« 2050, ouvrons les yeux » : Borne ferme la porte aux 110 km/h sur l’autoroute

French Prime Minister Elisabeth Borne arrives at the commemorative plaque of the 13 November attacks at 'Stade de France' in Saint-Denis on November 13, 2022, to mark the seventh anniversary of the Paris attacks of November 13, 2015, in which 130 civilians were killed. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
JULIEN DE ROSA / AFP French Prime Minister Elisabeth Borne arrives at the commemorative plaque of the 13 November attacks at 'Stade de France' in Saint-Denis on November 13, 2022, to mark the seventh anniversary of the Paris attacks of November 13, 2015, in which 130 civilians were killed. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

POLITIQUE - Invitée de l’émission spéciale 2050, ouvrons les yeux sur BFMTV ce lundi 14 novembre, Élisabeth Borne a notamment estimé que ce n’était « pas la bonne voie » d’« imposer aux Français » de réduire leur vitesse sur les autoroutes de 130 à 110 km/h, car il y a « des gens qui ont besoin de se déplacer sur autoroute et qui peuvent avoir des contraintes de temps ».

« C’est important d’informer sur les économies qu’on peut faire en roulant moins vite, sur l’intérêt que ça peut présenter pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais on ne peut pas fonctionner à coups d’interdictions », a ajouté la Première ministre.

« Si on n’est pas attentif à embarquer tout le monde, à un moment donné, on n’avancera pas », a-t-elle souligné. Emmanuel Macron avait par exemple dû abandonner un projet de taxe carbone après la levée de boucliers du mouvement des gilets jaunes en 2018.

Manger « moins » de viande, mais de « meilleure qualité »

Élisabeth Borne a aussi affirmé se déplacer, « dès que c’est possible, en train » mais que ses « contraintes assez lourdes » d’agenda l’empêchaient d’éviter complètement l’avion, gros émetteur de gaz à effet de serre.

Elle a par ailleurs jugé « important » de consommer « moins de viande ». « C’est important de consommer peut-être moins de viande mais de la viande de meilleure qualité et d’éviter la viande importée », a déclaré la Première ministre, qui réagissait à des scénarios climatiques fiction sur l’état de la France en 2050.

Élisabeth Borne a reconnu qu’elle était elle-même « quasi » végétarienne mais que ce n’était « pas un modèle qu’ (elle voulait) imposer à tout le monde ».

« Le défi, c’est de répondre à la hauteur, de prendre des mesures fortes et en même temps de ne pas fracturer la société, de ne pas laisser des gens sans solutions », a insisté la cheffe du gouvernement.

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