Étudiants étrangers : “Le Canada nous utilise comme une main-d’œuvre bon marché”

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Ils sont environ 50 000 étudiants étrangers à avoir profité de la prolongation de séjour de dix-huit mois que le gouvernement du Premier ministre Justin Trudeau leur avait proposé l’année dernière. Une mesure présentée comme un moyen d’“aider davantage de diplômés à combler des besoins urgents” dans certains secteurs d’activité et de leur permettre d’acquérir l’expérience professionnelle indispensable pour immigrer de façon permanente au Canada.

Mais un an et demi plus tard, certains de ces étudiants déchantent. Après l’expiration de leur permis de séjour, ils se retrouvent sans statut légal et dans l’impossibilité de travailler. Une situation qui compromet sérieusement leurs chances de décrocher un jour la résidence permanente, souligne Bloomberg.

“Je passe mon temps assis à la maison et je vis sur mes économies. Je ne sais pas combien de temps je vais devoir continuer comme ça, explique Daniel D’Souza, comptable et ancien étudiant au Seneca College près de Toronto. Je regrette d’avoir choisi le Canada pour y étudier et y vivre. ce pays devrait apprécier davantage les étudiants étrangers et pas seulement les utiliser en guise de main-d’œuvre bon marché.”

Sans emploi, sans revenus ni prestations sociales…

La carrière de Daniel D’Souza est désormais “en pause” et son avenir incertain. Comme lui, beaucoup de ces ex-étudiants ont dû quitter leur emploi lorsque leur permis de travail a expiré. “Dans le meilleur des cas, leur candidature à la résidence permanente finira par être acceptée. Mais en attendant, ils vivent des mois d’incertitude, sans emploi, sans revenus ni prestations sociales”, explique Bloomberg.

Nombre de ces diplômés étrangers espéraient que la prolongation de leur permis de séjour leur permettrait d’améliorer leur expérience professionnelle sur place et de gonfler leurs scores dans le système d’immigration à points en vigueur au Canada. Mais l’épidémie de Covid a provoqué un tel retard dans le traitement des dossiers d’immigration qu’ils se retrouvent aujourd’hui en concurrence avec des candidats plus qualifiés qu’eux.

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