Aux États-Unis, le travail à distance devrait survivre à la récession

Photo Pixabay/cc

Les licenciements massifs interbenus chez Twitter, Meta, Amazon et d’autres entreprises de la Silicon Valley ont fait la une des journaux américains en novembre dernier. Mais dans la Tech, le gros des suppressions d’emploi est peut-être à venir, prévient le San Francisco Chronicle. “Chaque année, Janvier est le mois numéro un pour les licenciements. Je m’attends à un nombre équivalent, sinon supérieur, de suppressions d’emplois avant que les choses ne commencent à s’améliorer”, explique Julia Pollak, du site ZipRecruiter, basé en Californie.

Les salariés qui ont été les plus nombreux à bénéficier des nouvelles modalités de travail à distance comptent ainsi parmi les premiers menacés par le ralentissement de l’économie, souligne Forbes. “Là où les salariés étaient naguère en situation d’exiger de pouvoir travailler à distance – au point de menacer de quitter le navire si on ne leur donnait pas satisfaction –, le rapport de force est en train de basculer en faveur des employeurs à mesure que l’inflation augmente et que les recrutements marquent le pas.”

Si le marché du travail américain persiste à montrer des signes de faiblesse en 2023, certaines entreprises pourraient contraindre leurs employés à renoncer au travail à distance, confirme Bloomberg :

“Il y a deux camps parmi les dirigeants d’entreprise. Ceux qui pensent que le télétravail présente des avantages en termes de satisfaction des employés et ceux qui estiment que la culture d’entreprise se construit au bureau.”

Pourtant, une remise en cause radicale des dispositifs expérimentés avec succès durant les années de pandémie comporterait des risques pour les entreprises, estime pour sa part Nicholas Bloom, un professeur d’économie de l’université Stanford qui analyse les tendances du marché du travail aux États-Unis. La preuve : Elon Musk, d’abord déterminé à en finir avec le travail à domicile chez Twitter, a dû rétropédaler très vite devant le nombre de démissions annoncées.

“Si un inconditionnel du travail en présentiel comme Elon Musk – qui se vante de dormir au bureau sur un canapé – ne parvient pas à inverser la tendance, les autres n’essaieront même pas.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :