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"On était les vendus de la nation", Franck Kessié, le héros ivoirien, raconte comment les Éléphants se sont remobilisés

"On était les vendus de la nation", Franck Kessié, le héros ivoirien, raconte comment les Éléphants se sont remobilisés

Franck Kessie s'est mué en sauveur de la Côte d'Ivoire, lundi en 8es de finale de la Coupe d'Afrique des Nations face au Sénégal (1-1, 5 t.a.b. 4). Auteur du penalty de l'égalisation en fin de match (85e), il a aussi transformé le tir au but victorieux qui envoie les Ivoiriens, hôtes de la compétition, en quarts de finale après avoir frôlé l'élimination en poule, puis longtemps en 8es. L'ancien joueur de l'AC Milan, désormais à Al-Ahli (Arabie saoudite), savoure ce scénario après avoir ressenti s'être senti humilié en poules.

"Un revenant ne peut pas avoir peur"

"Quand tu sors d’un match contre la Guinée équatoriale (défaite 4-0, NDLR) où tu t’es fait tabasser devant ton public, dans le stade qui porte le nom du président, on a vraiment ressenti cette frustration et cette humiliation. C’est comme si on était les vendus de la nation. Après le match du Maroc on a été repêchés et je crois qu’on n’avait plus rien à perdre. Et comme on le dit, un revenant ne peut pas avoir peur", a exulté Franck Kessié au micro de beIN Sports après la qualification pour les quarts de finale de la CAN 2024.

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"On s’est dit que même si on allait rencontre le Sénégal, tenant du titre, et qui sortait de trois victoires en trois matchs, il fallait tout donner", poursuit-il. "Il fallait tout donner pour créer la surprise, la pression n’était plus dans notre camp. C’est ce qu’on a fait ce lundi soir. On a répondu présent et Dieu merci on a gagné. Mais il y a encore du chemin à faire."

Et le milieu des Éléphants d'ajouter: "C'est clair que, quand la Côte d'Ivoire joue mal, c'est plus facile d'indexer un joueur comme Franck Kessié parce que je fais partie des anciens et je suis aussi l'un des joueurs qui a le plus d'expérience dans cette équipe. Donc c'est normal. C'est normal que je reçoive les critiques pour pouvoir protéger les plus jeunes. Donc je les accepte et les critiques nous permettent de travailler et d'aller le plus loin possible."

Article original publié sur RMC Sport