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Émile: ce que l'on sait de la brigade cynophile "spécialisée dans la recherche de restes humains" déployée

La découverte d'ossements du petit Émile ce week-end provoque une série d'investigations dans les environs du Haut-Vernet. De nombreux effectifs sont mobilisés dans cette zone "gelée" par les enquêteurs, dont une brigade de chiens spécialisés.

Des truffes "précieuses" sont mobilisées à la recherche des restes du corps du jeune Émile, dont une partie des ossements ont été découverts ce week-end au Haut-Vernet. Depuis samedi, la zone où un crâne et des dents ont été découverts par une randonneuse est totalement gelée.

"Tous les moyens techniques ont convergé sur les Alpes-de-Haute-Provence", a expliqué ce lundi 1er avril le colonel Pierre-Yves Bardy, le commandant du groupement de gendarmerie du département.

Parmi les moyens déployés: l'équipe cynophile de Gramat dans le Lot. "Ce sont des chiens experts qui vont être capables d'apporter un concours vraiment précieux (ce lundi, NDLR). Ce sont des chiens spécialisés dans les restes humains", a détaillé le colonel.

Contrairement au Saint-Hubert, un chien à l'odorat "très fin" utilisé lors des premières recherches en juillet 2023, ces aides canines sont spécifiquement dressées pour retrouver des restes humains, notamment dans la forte végétation du Haut-Vernet et de ses environs.

Des traces, même 9 mois plus tard?

Les brigades cynophiles sont mobilisées sur le terrain aux côtés des enquêteurs de la section de recherche de Marseille, de gendarmes, de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) mais aussi d'anthropologues, qui sont chargés de différencier des ossements humains d'ossements animaux.

Mais après neuf mois, du passage, de la pluie etc., les chiens peuvent-ils encore retrouver des restes? "Oui, ils le peuvent", explique sur BFMTV Philippe Zdankiewicz, enquêteur bénévole et ancien gendarme. "Dans toutes les décompositions, même au niveau de l'os, se dégagent des odeurs, des gaz".

Selon l'ancien gendarme, ces animaux sont éduqués pour pouvoir identifier les moindres traces. Ils seraient même utilisés "par des archéologues (...) pour retrouver des sanctuaires".

Une patrouille d'élite

Les chiens utilisés dans cette affaire sont des fines truffes. L'équipe cynophile de Gramat dans le Lot est réputée et a notamment été mobilisée dans le cadre de l'affaire Maëlys.

Comme nous vous l'expliquions à l'époque, les chiens sont parfois sollicités pour des recherches à l'étranger ou sollicités par la Cour pénale internationale. Ils ont également été appelés lors d'un tsunami en 2003.

Il ne s'agit pas d'une race de chiens mais bien de plusieurs. Le comportement, le tempérament et l'éducation des canidés entrent en compte dans leur sélection, où un caractère "social et joueur" est recherché.

"Nous ne sommes pas fixés sur une race en particulier. Nous avons eu des bergers malinois, des bergers allemands mais le Springer spaniel se révèle être excellent pour ces missions délicates", expliquait le n°2 de l'unité, Michaël Jouniaux, au Parisien, le 15 février 2018.

Article original publié sur BFMTV.com