Élections. Iran : l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi élu président

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Sans surprise, Ebrahim Raïssi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle iranienne, samedi 19 juin, et succédera en août au modéré Hassan Rohani. Tous les leviers du pouvoir sont désormais entre les mains des ultraconservateurs.

Il aura suffi d’un tour pour élire Ebrahim Raïssi à la présidence. Adoubé par le guide suprême Ali Khamenei – à qui il pourrait succéder un jour, selon les observateurs – et sans véritables adversaires, l’actuel chef de l’Autorité judiciaire a recueilli près de 62 % des suffrages, selon les chiffres officiels.

Un résultat néanmoins terni par un vote blanc massif et une participation de 48,8 % ­ – la plus faible depuis la révolution de 1979.

“Ces votes blancs et l’abstention élevée sont interprétés par les militants et les opposants comme un exercice de désobéissance civile, dans un régime qui, jusqu’à présent, exhibait la forte participation aux élections comme une preuve de légitimité et de soutien populaire”, observe El País.

Selon l’agence officielle iranienne Irna, Raïssi a promis samedi que “son gouvernement [ferait] tous les efforts possibles pour résoudre les problèmes du pays, particulièrement les problèmes quotidiens du peuple”.

Absence de charisme

La tâche est titanesque, prévient Al-Jazira. Les 83 millions d’Iraniens “souffrent d’une inflation galopante et d’un chômage élevé, tandis que le gouvernement affiche un déficit budgétaire gigantesque et peine à gérer la pandémie de Covid-19 la plus meurtrière du Moyen-Orient”.

Homme “sans charisme” mais “ne manquant nullement d’ambitions”,

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