À l'Assemblée, le RN se propose pour présider un groupe d'études sur l'antisémitisme

© Thomas SAMSON / AFP

Le groupe RN à l'Assemblée a proposé de présider un groupe d'études sur l'antisémitisme, suscitant un tollé de la majorité et de groupes de gauche selon des sources parlementaires, une candidature qui a très peu de chances d'aboutir. L'affaire, soulevée par la radio RCJ mercredi après-midi, a pris de l'ampleur à la faveur de la diffusion sur les réseaux sociaux d'une liste temporaire d'attribution de la présidence de ces groupes, présentée à tort comme définitive, et sur laquelle on voit que le RN a sélectionné celui sur l'antisémitisme.

Le groupe d'extrême droite, qui s'attache à afficher une image de respectabilité notamment depuis l'élection spectaculaire de 89 députés aux dernières législatives, participait à une réunion mardi sur ces structures rassemblant des parlementaires sur des thématiques variées pour un travail de veille et de suivi. Selon un membre de Renaissance participant à la réunion, les groupes politiques ont acté le principe de sélectionner "chacun leur tour deux groupes d'études", jusqu'à ce que la liste des "80 thèmes" disponibles soit éclusée.

À lire aussi Marine Le Pen, la politique à l’ancienne

Jamais le Crif et les institutions juives ne participeront à cette mascarade

Yonathan Arfi, président du Crif

Son tour venu, Sébastien Chenu, vice-président RN, également chargé des groupes d'études à l'Assemblée, a proposé que son parti préside celui sur l'antisémitisme. Tollé en réponse du député Renaissance Sylvain Maillard, président de c...


Lire la suite sur ParisMatch