À la découverte du K-329 “Belgorod”, le sous-marin russe hors norme

Photo IGOR AGEYENKO Sputnik via AFP

Le tout nouveau sous-marin nucléaire de Moscou, le K-329 Belgorod, mis en activité le 8 juillet dernier, est officiellement destiné à participer à des expéditions scientifiques. Les observateurs étrangers, dont le quotidien allemand Die Welt, en doutent. Avec ses 184 mètres de long et sa capacité à tirer des torpilles Poseïdon, le submersible russe est tellement imposant que les experts occidentaux estiment que d’autres sous-marins pourraient s’arrimer au Belgorod en plongée, pouvant donc servir de base d’appui mobile.

Les experts du groupe Global Security, cités par le journal allemand, estiment que 23 860 tonnes d’eau seraient déplacées lors des mouvements du K-239, également large de 18 mètres et haut de 9 mètres. Il serait propulsé par deux réacteurs nucléaires pour une profondeur de plongée estimée à 500 mètres.

Torpilles Poséidon

Et qui dit super sous-marin dit également super-torpilles. Die Welt indique que le K-329 Belgorod est équipé pour pouvoir tirer six torpilles Poséidon, qualifiées “d’armes du Jugement dernier” par Vladimir Poutine. Selon des connaisseurs du dossier, la Russie travaillerait depuis une vingtaine d’années à mettre au point ce genre d’engins surpuissants.

Dans les faits, ces torpilles Poséidon mesureraient 24 mètres de long, 2,5 mètres de diamètre pour un poids d’environ 100 tonnes. Dotées d’une propulsion nucléaire et pouvant être armées d’une tête atomique, ces armes auraient une portée de près de 10 000 kilomètres. Équipés d’une charge nucléaire, ces engins pourraient, en théorie, frapper des territoires côtiers, déclenchant des tsunamis dévastateurs.

Sorti du chantier naval de Sevmash, sur la mer Blanche, à Severodvinsk, le sous-marin est officiellement conçu pour les “missions spéciales”. Un qualificatif mystérieux pour une histoire tourmentée. Car le K-329 Belgorod est en développement depuis près de trente ans et le projet a été retardé à de multiples reprises sous l’ère soviétique, avant d’être remis sur les rails à partir de 2012.

Désormais, le sous-marin est officiellement en service sous la supervision de la Direction générale de la recherche en eaux profondes du ministère de la Défense (Gugi). Sa première mission ? Participer au développement d’un réseau de capteurs sous-marins dans l’Arctique afin d’améliorer les capacités de détection russes dans cette zone stratégique.

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