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Le youtubeur Léo Grasset visé par une plainte pour viol

Accusé de viol et violences sexuelles et psychologiques, le YouTubeur Léo Grasset, alias DirtyBiology s'est défendu dans une vidéo, publiée sur sa chaîne ce samedi 19 novembre 2022. - Capture d'écran YouTube - DirtyBiology

Connu sur Youtube sous le pseudonyme de "DirtyBiology", Léo Grasset est accusé de viol par une femme qui a déposé plainte contre lui. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris.

Le youtubeur "DirtyBiology", déjà visé par une enquête préliminaire pour "harcèlement sexuel", est également ciblé après une accusation de viol, révèle Mediapart. "Sur plainte du 24 novembre, une enquête a été ouverte ce mardi du chef de viol. Les investigations ont été confiées au 3è district de la police judiciaire", confirme le parquet de Paris à BFMTV.com. Des faits fermement contestés par le mis en cause, précisent ses avocats à nos confrères.

La plainte émane d'une jeune femme de 22 ans, étudiante en journalisme, qui a rencontré Léo Grasset, 33 ans, à l'été 2021. Ils nouent une relation amicale, même si le youtubeur est parfois "trop cru", fait des "blagues" en parlant de sexe et est "très tactile", détaille la plaignante à Mediapart.

"Trop alcoolisée pour protester"

Quelques mois après leur rencontre, ils partagent une soirée au cours de laquelle ils boivent "beaucoup" d'alcool. Puis, le youtubeur leur commande un taxi en direction de son hôtel, raconte l'étudiante.

"J'étais trop alcoolisée pour protester (...) Je ne me rappelle pas sortir de la voiture, ni monter dans sa chambre d’hôtel (...) Je me réveille en sentant des doigts dans mon sexe au milieu de la nuit", détaille-t-elle.

Elle affirme ensuite avoir été "pénétrée" par Léo Grasset, précisant avoir été tétanisée face à cette situation sur laquelle elle n'avait aucun contrôle.

Sous le choc, la jeune femme livre son agression à des proches, mais se trouve dans l'incapacité d'en faire part aux autorités. "Elle culpabilisait du fait qu’il y avait eu de l’alcool, elle avait peur de recevoir des réflexions horribles du type 'elle l’a bien cherché'", explique à Mediapart sa conseillère pédagogique à Sciences Po.

Son travail avec une psychothérapeute, ainsi que la révélation d'une enquête pour "harcèlement sexuel" ouverte à l'encontre de son agresseur, agissent comme un détonateur et permettent à l'apprentie journaliste de judiciariser son affaire.

Déjà visé par une plainte pour "harcèlement sexuel"

L'enquête pour viol ouverte ce mardi se déroule donc en parallèle d'autres investigations lancées au mois de juillet dernier pour "harcèlement sexuel" après la plainte de Clothilde Chamussy. La jeune femme, elle aussi youtubeuse, affirme que Léo Grasset a commenté son travail en ces termes : "J'ai vu ta chaîne, c'est du bon boulot pour une femme." Remarque suivie de plusieurs avances très insistantes, selon la vidéaste.

"Je te toucherais bien les fesses mais on n’est pas assez amis", lui aurait-il dit, proposant dans la foulée un rapport sexuel.

D'autres femmes, qui n'ont pas déposé plainte à ce stade, ont apporté leurs témoignages dans une précédente enquête de Mediapart, accusant le trentenaire de violences sexuelles et psychologiques. Des faits une nouvelle fois contestés par l'intéressé.

Article original publié sur BFMTV.com

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